DEUXIÈME PARTIE
GHAPETRE PREMIER
li — LE MOT
Vocabulaire étranger
Il convient maintenant de rechercher, dans l’œuvre définitive de 1855, confirmation des conclusions auxquelles l’étude des papiers et des notes intimes de Walt Whitman nous ont conduit.
L'école où Whitman apprit surtout des bribes de français, ce fut La Nouvelle-Orléans (1848). Avant cette date, c’est à peine s’il avait pu entendre, à Brooklyn, des descendants de colons français (car il y en avait) baragouiner un peu leur langue d’origine. Les œuvres en prose écrites à La Nouvelle-Orléans foisonnent de mots et locutions qui disent bien les lieux fréquentés de notre journaliste, ses lectures et ses préoccupations. Citons-en quelques spécimens: Warchande de fleurs (1) — Ên bon point (1) — Tout à fait (2) — Nonchalance. (2) — . Jolie grisette (2) — Literature (sic) [3]. — Coiffeurs (3) — Chaq'un a son goût (4) — Chaq’'un a
(1) Page 203 du Ier volume de The Uncollected Prose and Poetry of Walt Whitman, Emory Holloway.
(2) Id., page 204.
(3) Id., page 205.
(4) Id., page 215.
son gré (4) — Bijouterie (5). Les mots distingué, brune, brunette, blonde viennent à tout instant sous la plume du jeune homme. Remarquons, en passant, que Whitman met l’accent sur distingué (6) et sur goût, mais pas sur ecaille (T).
Voyons les mots français contenus dans la première édition (1855) des Brins d'herbe. À
La célèbre Préface charrie, dans son lyrisme généreux, des mots de provenance française, un peu à l’aveugle : Detours (sans accent) — Denouement (id.) — outre (id.).
Dans le corps des poèmes, nous relevons:
connoisseur (p. 23), savan (p. 24), embouchure (p. 25), eleves (p. 44), naïvete (p. 44), amie, à la page 35, où ce mot est employé comme un masculin, puisque le poète dit plus bas:« choosing to go with him ». Nous rencontrons ensuite, à la page 54, accoucheur et bon mot, puis (p. 59), reconnoissance et complaisance. Un autre accent manqué se trouve à la pagé 62 dans le mot papier-mache et à la page 75 dans le mot ennuyee qui sera corrigé dans l’édition de 1860 en ennuyé. Pas d’accent non plus sur soiree (p. 85), ni sur roue (p. 80). A côté de ces mots, il se trouve naturellement, dans le livre de 1855, les termes français d’un usage familier tels que: rendez-vous (p. 51), debouch (p. 55), naive (p. 59), amour (p. 83), debris (p. 39) sans accent, ete.
(4) Id., page 213.
(5) Id. page 215.
(6) Zd., page 208.
(7) Id. page 211.
En somme donc, étant donné les proportions du livre, un assez grand uombre de termes français employés sans discrimination et, en ce qui concerne l’accent, sans souci de la correction (1). [Il semble que Whitman soit devenu plus scrupuleux sur ce second point, plus tard.
S’il dit, dans une revue en prose, 4 parcel of dandies and ennuyees, il se corrige dans une note manuserite publiée par Bucke: mine are not the songs of an ennuyeed person. Une autre note (2) donne Note negligé et plus bas, Negligé’s of a half paralytic, ce qui montre que, si Whitman en vieillissant a pris soin de l’accent, il a conservé son goût pour les mauvais traitements infligés à la syntaxe.
Les termes italiens, assez nombreux aussi, sont d’origine musieale. Whitman ne fut pas musicien lui-même, mais il aima beaucoup la musique, surtout l’opéra ou la musique pleine de brio (3) et il connut grand nombre d’instrumentistes venus du pays d’Italie : « Les Concerts étaient une fête pour moi... les musiciens étaient pour la plupart Italiens — ils parlaient un anglais lamentable. mais je m’entendais toujours fort bien avec eux. je fis de nombreuses connaissances parmi eux... » (4).
) On ne peut s'empêcher d'observer que le goût de Whitman pour les termes de provenance française ira grandissant. On relève: chansonniers, ma femme, dans France in the 18th year of these States: haut ton, dans Complete Prose Works, page 210; entrepôt, id, p. 439; rencontre, id. p. 205; histrion, dans Passage to India. en masse, plusieurs fois, et le mot célèbre employé comme substantif: some célèbre. etc
(2) Ms. Congress Library, note datée de 1879.
(3) Le Septuor de Beethoven, par exemple.
(4) Walt Whitman in Camden, 11 janvier 1889, Horace Traubel,
- D'ailleurs, Walt lisait les programmes, il avait sous les yeux les morceaux de musique que l’un de ses frères exécutait sous le toit paternel; il lisait enfin beaucoup les journaux où la critique conservait volontiers des termes qui, aujourd’hui encore, fleurissent les comptes rendus des concerts et de l’opéra. Contralto et soprano (1), romanza (p. 61), finale (p. 83) sont cependant, dans le livre de 1855, les seuls termes venus de l’Italie musicienne. De l’Italie héroïque, Whitman retient, page 31 le mot bravura, page 40 ambulanza, et si nous ajoutons les termes plus communs de piazza (p. 23), viva (p. 25}, regatta (p. 22), nous aurons épuisé le vocabulaire italien de la première édition des Brins d'herbe.
L'élément italien est donc moins important que l’élément français. L'équilibre semble se rétablir dans la suite, les poèmes postérieurs aux Prins d’herbe de 1855 contenant un grand nombre de termes italiens, aria, staccato, cantabile, finalé (avec un accent), tutti, charoscuro, torsi, ete.
Vocabulaire Technique
Whitman est maître du vocabulaire des métiers qu’il emploie toujours à propos, même s’il lui arrive de l’employer très généreusement et avec une pédanterie particulière.
Des occupations campagnardes, Whitman a retenu des listes de termes concrets: fongs, wedge, square,
() Et les pluriels soprani, tenori, bassi, dans Proud Music of the storm.
mitre, jointer, ete, qui rappellent que Whitman fut l’aide-menuisier de son père; foddering, milking, herding, warl, clay, loam, rake, hoe, currycomb, horsecloth, bridle and bits, ete., parlent de ses goûts pour le plein air et les courses à cheval (1).
Dans de tels mots sont « condensées » (2) pour Whitman d'’infinies possibilités de souvenir, par conséquent de poésie. Ils apparaissent « tels qu’une formule magique dont le pouvoir est considérable ».
Wlhitman se souvient aussi d’avoir été imprimeur. Il dit: a jour printer, a sit pour a situation (3). Il se plaît à évoquer fhe cylinder press, the handpress, the frisket and the tympan, ete... D’inévitables associations d’images sont mises en branle au toucher de ces mots magiques et, si parfois ces associations ne dépassent pas les limites de la conscience seule de Whitman, l’emploi de ces termes particuliers et précis donne une densité reconnaissable à la poésie des Prins d'herbe.
De toute façon, le mot est souvent pour Whitman le coup de pouce de son inspiration, éveillant en lui, ( soit qu'il parle à d’autres, soit qu'il parle à soi-même, à haute voix, à voix basse, ou par le moyen de la parole intérieure, des idées, des sentiments, des impression » (4). C’est toute sa jeunesse à Long Island
(1) Voir W. W, la naissance du poëte, page 89.
(2) Fr. Paulhan, La double fonction du langage, page 39. Sur la condensation psychologique des mots, on lira avec intérêt tout le paragraphe 7 du chapitre I°' de ce livre.
‘(3) Jacobi, Printers Slang.
(4) Fr. Paulhan, op. cit. page 55: « Le mot est le point de départ de rêves »; id., page 19.
que Whitman revivait lorsqu'il écrivait: syotter qui désigne un surveillant de travaux, starter celui qui donne le signal du départ du train, hostler le gardien des locomotives rangées comme des chevaux à l’étable. A la page 37, se trouve le curieux verbe dicker qui signifie échanger, troquer et s’applique surtout aux échanges entre blanes et Indiens. Whitman, qui s’est toujours intéressé à la civilisation indienne (1), nous donne de ce mot une explication dans Arrow-tip, roman de mœurs indiennes :
& … Ils apportaient les fourrures et les peaux ramassées ‘par leurs congénères et les échangeaient contre de la poudre, des draps de lit, de la quincaillerie, et autres choses que l’accoutumance leur avait rendues nécessaires. »)
Whitman les avait de ses yeux vus en réalité, et c’est d’une oreille attentive qu’il avait écouté les histoires de naufrages, de guerres, qu’un « vieux copain » (an old salt) un beau jour lui raconta.
Car il à beaucoup fréquenté l’ouvrier, le pêcheur, le marin. C’est à leur école que Whitman a exercé son oreille et eurichi son trésor de vocables pittoresques. C’est à eux qu'il a pris la souplesse du vocabulaire en les écoutant user d’un langage particulier (2).
(A) Voir W. W. la naissance du poëte, p. 182 et suiv. Arrow-tip, publié par Whitman en 1845, dans The Aristidean, éphémère publication des Etat-Unis, a été réédité en 1927, par M. Mabbot, professeur à Columbia University.
@) Sur le langage spécial des corps de métier, voir Vendryes, op. cit. pp. 291, 293. Voir aussi Van Ginneken, Linguistique psychologique, page 43 (1907).
MIL HUIT CENT CINQUANTE-CINQ h09
Vocabulaire Dialectal!
L’anglais courant des Etats-Unis peut passer, en certains cas, pour un dialecte de la langue-mère. «Chaque province, dans un grand pays parlant la même langue, a ses formes locales plus où moins fortement marquées, même lorsque, comme il arrive en Amérique, il n’y à pas de vieille langue nationale. ». Ainsi s'exprime W. D. Whitney (1).
En 1850, c’est-à-dire au moment où Whitman écrivait ses premières œuvres, un « dialecte anglais » était en pleine formation aux Etats-Unis. De Brooklyn à La Nouvelle-Orléans, en passant par New-York, Whitman pouvait recueillir d’une oreille exercée des mots autochtones qui lui parlaient d’une civilisation indépendante: son rêve le plus cher. « L’anglais des Etats-Unis commençait à être différencié de l’anglais de Grande-Bretagne, à la fois dans le vocabulaire et la prononciation au début du x1x° siècle » (2).
L’œuvre whitmanienne de 1855 en est un témoignage nouveau qui s'ajoute à ceux des linguistes (3).
(1) La Vie du Langage, traauct., Paris, 1877, page 129.
@) The American Language, H. L. Mencken, 111, 1923. On lira toute cette section avec la plus grande curiosité. \
(3) Certains cependant font des restrictions, Jespersen par exemple (Language, Londres, 1921) qui conteste qu’une langue donnée, étendue à un milieu nouveau, subisse de sérieuses et profondes modifications.
En ce qui concerne l’anglais d'Amérique, Jespersen n’y voit que de superficielles modifications dans le vocabulaire ou la construction.
Meillet (Année Sociologique, 1923-1924, page 946), reconnaît qu’« en ce qui concerne la prononciation et la grammaire, on tâtonne encore » dans l'étude des changements linguistiques.
Nous nous contenterons ici du vocabulaire incontestablement
« américain ». ARTE
Voici d’abord des américanismes qu’on ne saurait mettre en doute:
A qgulch (p. 35), signifiant un ravin.
Toting his wares (page 23): to tote signifie transporter, Comme dans la phrase de W. Irving (Life and Letters, 1, 189): « At Baltimore 1 made «a stay of two days during which I was toted about town >». Ou encore celle-ci, dans Uncle Tom's Cabin, vrr: « Is that a man going to tote them bar’ls over? »
Grit (pp. 44 et 83): Bartlet (Dictionary of Americanisms) l'explique ainsi: « vulgarly applied to mean courage, spiril ».
Buster (p. 90) désigne un vantard. Buster Brown est un type de bravache familier aux enfants.
Scuttle, d'origine nautique, désigne aux Etats-Unis une trappe, une ouverture au toit.
A Suck and a Sell (p.25). Pour Suck, Bartlet (1) donne cheat, déception. Sell est employé aux Etats-Unis (ét parfois aussi en Angleterre) pour indiquer une farce. La réunion alliterative des deux. mots, assez dans le génie de l'anglais, appartient à Whitman.
Pave (p. 18) est une abréviation pour pavement.
Katydid (p. 37) est le nom donné par les Américains à la sauterelle et semble provenir d’une onomatopée.
Kanuck (p. 16) est le nom donné aux Canadiens issus d’un parent indien et d’un parent français, et en général aux Canadiens de toute origine.
Tuckahoc désigne un habitant de la Virginie (2).
A côté de ces mots uniquement américains, nous trouvons, dans le livre de 1855, des termes qui, bien qu’'étant d’origine anglaise, sont particuliers à
(1) De Vère (Americanisms) donne: Às a noun and a verb is «a graphic Western phrase to express deception. S'il est exact que Suck est d’origine occidentale, on voit que Whitman, né à Long Island, prend son bien où il le trouve. :
@) Nous ne mentionnons pas le verbe fo guess dans le sens de to think et cute dans le sens de clever, parce qu'ils sont passés dans la lingue courante de tous les pays. de parler anglais.
l’Amérique de ce moment-là, et dont quelques-uns se disent encore aujourd’hui :
Duds (p. 52) signifie frusques.
Tosh (p. 66). On dit aujourd'hui slush. Whitman l’emploie ici dans le sens de saleté, boue.
Gelding (p. 52). Grose (Dictionary of Vulgar Tongue) donne pour ce mot le sens de & eunuch.
Privies signifie latrines.
Turn, à la page 27, est un terme fort intéressant. We must have «& turn together. Whitman parle à la mer comme à une femme. C'est ün terme emprunté aussi au vocabulaire des lutteurs.
A hummer and a buzzer, à la page 36, est un de ces redoublements chéris de Whitman, et on doit reconnaitre qu'ici encore c’est une heureuse trouvaille. Les deux mots signifient cependant la même chose: nous trouvons leur signification dans Hamlet, 4, 5, 90: « Her brother wants not buzzers to infect his ear with pestilent spectres of her father’s death >.
Cuff (p. 16) signifie vieux grigou.
Scooting up the bay, remontant la baie à toute vitesse. Dans The Saturday Review du 27 février 1892, nous lisons: « He scoots off like a rabbit in the opposite direction ».
To buss, de la page 51, est un archaïsme, un mot très fréquent dans la langue élizabéthaine, et celle du xvixr' siècle, qui signifie: caresser. baiser. Herrick dit: « We busse our wantons but our wives we Kiss ».
Le verbe drib de la page 39 n’est qu'un archaïsme pour dr1p. Piddle and patter, page 47, illustre d’une pittoresque façon ce que nous venons de dire des redoublements de Whitman. To piddle signifie agir sottement (sens rare) et fo patter (argot) signifie bavarder.
Enfin, dans cette catégorie peut-être, faudrait-il comprendre les vulgarismes hélas trop fréquents, dans les œuvres de Whitman, et dont quelques-uns ne se défendent pas. Les Brins d'Herbe de 1855 nous offrent You are mighty cute (p. 90), the same old law (p. 21) [1], You was (p. 58), Soon as (p. 23),
(1) Ne pas se tromper sur le sens de l'épithète old, c’est ici un mot très familier; it is the same old story, etc. Il serait impossible de ONE ce mot au point de vue littéraire, si quelqu'un y songeait,
Some is only (p. 28), That lot of me (p. 80), etc. (1). Ce qui nous amène à nous demander si Whitman n’est
pas allé trop loin dans les libertés qu'il a prises avec la langue anglaise. Nous ne pourrons donner une réponse à cette grande question qu'après avoir rassemblé le
Vocabulaire personnel
Ses créations sont peu nombreuses ef semblent être plutôt des erreurs. Dans la Préface, semitic au lieu de seminal est une grossière erreur corrigée, dans les éditions suivantes, par Whitman lui-même. A la page 77,
il prend flex pour un substantif, alors que c’est un verbe | (to flex) signifiant se courber, se recourber. De même, à la page 4?, The soothe of the waves est une création de Whitman, très légitime : qui ne pardonne à un néologisme pourvu qu'il ‘soit pittoresque et utile? Un autre exemple hardi mais intéressant de néologisme est à la page 38 dans les mots fhe swallowing soul, où swallow est employé comme verbe. Verbe actif, à la page 91, le mot berth, tandis qu'il n’est couramment que verbe intransitif (She that birthed him). Exemple identique à la page 19, où l’on voit le verbe {0 bulge employé comme verbe actif, alors qu'il est intransitif (Bulge the house). Sur la voie des créations, ou des modifications, Whitman ne connut plus d’obstacle. Les œuvres postérieures marquent à ce point de vue une liberté qui n’est point
(1) Citons quelques curieux vulgarismes pris dans ses œuvres postérieures:
Did I pass that way huge times ago (Song of myselj). It tastes good, It feels good (idem). :
The same old love (Song of the Exposition).
The same old stars (Complete Prose Works, p. 158), etc.
toujours heureuse. Des mots comme all-acceptress (1), revoltress (2), originatress (3), ou, dans ses œuvres en prose, uncrampedness (4), scaredness (5), savantism (6) et bien d’autres ne sont guère défendables. Des phrases, comme la suivante, sont un balbutiement de pédant: the removedness, the copiousness, vitality, loose-clear, crowdedness of that stellar concave spreading overhead (7).
Whitman a souvent tenté une défense, parallèlement à son illustration, des termes d’argot ou des termes par lui créés. Il suffira de citer un passage où quelque peu péniblement Whitman s'élève à une métaphysique de l’argot, qui ne convaincra guère, mais éclairera bien les intentions de notre poète: « L’argot ou indirection, effort de la commune humanité pour échapper à la pure littérature et s’exprimer sans bornes, ce qui produit, dans les plus hautes sphères, les poètes et les poèmes, et dans les temps préhistoriques, sans nul doute, fit naître et perfectionna l'immense chaos des vieilles mythologies. Car, aussi curieux que cela puisse paraître, c’est strictement la même source d’impulsion, la même chose. L’argot est aussi la saine fermentation ou éructation de ces processus éternellement actifs dans le langage, grâce auxquels de l’écume ou des éclats
@) The return of the heroes.
(2) To a foiled revolutionary.
3» À Brooklyn Pageant, 2. (4) C. P. W. page 136.
(5) id, page 156.
(6) Préface de 1876.
(7) C. P. W,, page 112,
sont jetés en l'air pour disparaître la plupart; bien que parfois certains restent et se cristallisent définitivement... » (1), etc...
Retrouver la « fermentation » des mots, revenir au parler populaire, créer à son tour sur le modèle des mots existants, faire du langage une chose en perpétuel devenir, tel est l’objet de Whitman ou, plutôt, tel était le résultat auquel il croyait avoir abouti lorsqu'il réfléchissait sur son œuvre passée.
Ce perpétuel devenir ressortira mieux si nous étudions maintenant le Mot du point de vue grammatical et se rattachera — ce qui est notre objet — aux remarques de la première partie ayant abouti à la théorie de la continuité formulaire : elles ne sont que les deux aspects d’une même chose.