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Lancereaux. Atlas d'anatomie pathologique

5. Gdll et Süttos. Chronic Bright’s disease with contracted kidney (arterio capillary fibrosis). ( Medico-chir. Transact., 1872.)

et M. Hu.chard le nom de cardiopathie artérielle à l’artério-sclérose du cœur.

Dans le même ordre d’idées. Gu 11 et Sulton développèrent leur théorie d’une diathèse fibreuse plus ou moins généralisée à la totalité du système artériel, à laquelle il donnait le nom d’« arterio-capillaryfibrosis ».

L’artério-sclérose était créée et ralliait à elle des protagonistes éminents. M. Peter s’en fit le défenseur, tandis que M. Huchard poursuivait la série de ses publications pour parfaire l’étude de l’artério-sclérose, et établir pour elle la place qu’elle a le droit d’occuper aujourd’hui dans le domaine pathologiquë.

L’artérite chronique pouvait se localiser au rein seul ; c’était le cas dans l’ancienne néphrite interstitielle, aujourd’hui artério-sclérose rénale; mais cette artério-sclérose pouvait atteindre tout autre département artériel et s’étendre sur un champ assez vaste pour rétrécir le système aortique au point d’élever la tension artérielle et de réagir sur le cœur.

Ce cadre, beaucoup plus vaste, permettait d’y faire entrer tous les cas etde les expliquer, sans exception; c’était la lumière à côté de l’obscurité à laquelle aboutissait la première théorie de la lésion rénale, seule cause de tout.

On comprendrait ainsi que l’artério-sclérose, très localis ée du rein, puisse même exister sans qu’aucun bruit de galop se fit entendre; le rétrécissement du champ circulatoire n’avait pas assez d’importance, l’insuffisance rénale restait encore trop modérée ; on

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comprendrait que, sans la moindre lésion de la substance corticale du rein, l’artério-sclérose, étendue à la plus ou moins généralité des artères périphériques créât les conditions requises pour la production de ce rythme. — Le bruit de galop gagnait avec cette nouvelle pathogénie de s’étendre du domaine de la séméiologie rénale à celui de la symptomatologie cardio-vasculaire.

Les études d’anatomie pathologique de MM. Debove et Letulle 1 indiquaient déjà que dans la néphrite dite interstitielle le cœur participait au processus pathologique, que la lésion fibreuse artérielle donnait son vrai cachet à la maladie. Le ventricule gauche ne subissait pas une simple hypertrophie mécanique; son augmentation de volume suivait l’hyperplasie conjonctive développée autour des ramifications coronaires. Les fibres cardiaques ne s’hypertrophiaient qu’ensuite et pour dégénérer bientôt. L’hypertrophie n’avait plus rien d’utile, de providentiel, et le volume du cœur ne correspondait plus à sa force contractile. Du reste, la rétraction pouvait aussi se faire, et si le cœur pouvait ne s’altérer qu’après le rein, il pouvait aussi être le premier atteint par la sclérose.

Dans des faits plus intéressants encore au point de vue de l’explication des phénomènes, la seule lésion, trouvée à l’autopsie de malades chez lesquels on avait perçu un bruit de galop, siégait sur le myocarde et en particulier sur ses artères.

L’organe central de la circulation pouvait donc

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