‹ Rythmes des bruits du cœurChapitre 43 sur 65 · Von Basch. Ibidem , p · texte numérisé non relu

Von Basch. Ibidem , p

cule gauche se remplit moins ; le sang retenu dans l’oreillette gauche, qui n’a plus un dégagement suffisant, élève la pression antérieure dans cette cavité.

De cette réplétion exagérée de l’oreillétte gauche découle la dilatation des veines pulmonaires et du poumon lui-même, d’où élévation de la pression dans l’artère pulmonaire.

L’abaissement de la pression artérielle a comme conséquence mécanique l’abaissement de la pression dans les veines et dans l’oreillette droite.

Ces résultats que démontre le schéma, l’expérimentation sur l’animal les vérifient. C’est ce qui a lieu si l’on crée un rétrécissement mitral à l’aide d’une sonde terminée par une ampoule qu’on conduit par l’auricule jusque sur la valvule dont elle rétrécit la lumière.

Mécanisme. — Pour les uns, l’augmentation de la pression sanguine dans l’artère pulmonaire provoquerait la fermeture anticipée des valvules sigmoïdes de cette artère.

Cet ordre dans l’occlusion des valvules sigmoïdes» d’abord des pulmonaires, puis des aortiques, pourraittrouver, d’après M. Peter 1 , une autre explication. Le ventricule droit, dont l’orifice, auriculo-ventriculaire a son diamètre normal, se remplit et se vide facilement; les sigmoïdes pulmonaires se rabattent donc plus tôt, tandis que le ventricule gauche, dont la communication avec son oreillette est rétrécie, se remplit et se vide plus lentement ; par conséquent, la

1. M. Peter. Traité clinique et pratique des maladies du cœur, 1885, p. 499.

chute des valvules sigmoïdes de l’aorte retarde sur celle des sigmoïdes pulmonaires.

M. Potain interprète tout contrairement le dédoublement du second bruit ; pour lui la première partie de ce dédoublement appartient au claquement plus hâtif des sigmoïdes aortiques et non à celui des sigmoïdes pulmonaires. L’auscultation attentive de l’aire d’auscultation respective de l’aorte ou de la pulmonaire permettrait de se rendre témoin de cette réalité. Cette constatation n’a pas paru évidente à tous les auteurs-, à M. Peter et M. Duroziez 1 entre autres.

Au moment de la diastole, le ventricule par son relâchement produit une aspiration qui se fait sentir plus fortement à gauche, sur les sigmoïdes aortiques, qu’à droite, sur les pulmonaires, par suite de l’obstacle que le sang rencontre à pénétrer par l’orifice rétréci de la valvule mitrale et à répondre à l’aspiration pratiquée par le ventricule.

Quoi qu'il en soit, le dédoublement du second bruit signifie, d’après M. Dehio 2 , l’élévation de la pression dans la petite circulation ou une insuffisance du ventricule droit. Chacun des deux phénomènes aboutit au retard des sigmoïdes pulmonaires sur les , aortiques; la pression exagérée dans l’artère pulmonaire, comme la faiblesse du ventricule droit, -font durer la systole ventriculaire plus longtemps à droite qu’à gauche.

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