II. RYTHMES A PLUS DE TROIS RRU1TS
1° Rythme mitral ou de Duroziez.
■Ce rythme se compose d’un nombre assez grand de phénomènes sonores.
Le dédoublement du second bruit, déjà si caractéristique du rétrécissement mitral, ne peut passer sans évoquer immédiatement l’ensemble des modifications complexes de rythme et de timbre absolument pathognomonique de ce même rétrécissement.
Parler d’un seul des signes sans ses compagnons habituels, de la partie sans le tout, dans un livre de séméiologie cardiaque, semblerait une lacune. C est pourquoi, au risque d’enfreindre un peu la. règle que nous nous sommes posée, de ne pas mettre en ligne de compte dans les rythmes pathologiques des bruits du cœur les modifications de timbre, nous décrirons le rythme mitral en tête des changements dans le nombre des bruits.
S’il fallait nous excuser de cette légère infraction à notre principe de classification, nous arguerions que les bruits multiples du rétrécissement mitral n’ont pas le plus souvent le caractère de souffle, mais celui de roulement.
Le rythme mitral, qu’avec justice, on peut appeler rythme de Duroziez', parce que cet auteur l’a réelle-
1 Duroziez. Du rythme pathognomonique du rétrécissement mitral. [Archives générales de médecine, 1862.) - Réponse a Beau à propos du rétrécissement mitral. (Gazette hebdomadan e, T86.)
ment mis au jour, comprend, quand il est complet, une série de sons successifs que traduit bien l’anomatopée Ffout tata roû.
« Lorsqu’on pratique l’auscultation du cœur, un doigt sur la radiale pour prendre un point de repère, on entend un râpement présystolique, terminé par le premier claquement éclatant (Ffout), puis le dédoublement du deuxième claquement (tata), puis le roulement, le grondement diastolique (roû) qui peut être séparé par un silence du coup de râpe présystolique suivant ou le rejoindre 1 . »
Ce rythme correspond au rétrécissement mitral pur; il est absolument pathognomonique.
Mécanisme. — Pour expliquer cette succession de bruit divers, prenons-les chacun en particulier.
Le dédoublement du second temps a reçu précédemment son explication ; restent le râpement présystolique et le roulement diastolique.
La théorie la plus simple et assez généralement
Du roulement diastolique du rétrécissement mitral. (Bulletin de la
Société de médecine de Paris, 1877, et Union médicale, 1877.)
Rétrécissement mitral pur. (Archives générales de médecine, 1877.) — Rétrécissement mitral pur, aphasie, hémiplégie droite, sexe féminin.
(Bulletin de la Société de médecine de Paris, 1877. Union médicale, 1877.) —Du bruit de roulement au deuxième temps comme signe de rétrécissement mitral. (Bulletin de la Société de médecine, Paris, -1880. Union médicale, 1880.) — Rétrécissement mitral et intoxication saturnine. (Bulletin de la Société de médecine de Paris, 1885. Union médicale, 1885.) —Rétrécissement mitral pur. Étiologie: (Bulletin de la Société médicale de Paris, 1886-1887. Union médicale, 1886-1887.) — Pronostic du rétrécissement mitral pur ou compliqué au-dessus de cinquante ans. (Bulletin de la Société médicale de Paris, 1883. Union médicale, 1883.)