I. — Rythmes à un bruit
a.— Disparition du premier bruit.
Étude clinique. — De même qu’il se dédouble moins fréquemment que le second bruit, le premier bruit s’éteint aussi plus rarement. Lorsque le cœur faiblit, le ton du premier temps commence avant le second à diminuer d’intensité, mais il s’arrête sur le chemin de la disparition avant le second. Cependant il est des cas où son extinction a lieu (Stokes, Desnos et Huchard, Picot).
Mécanisme. — Cette absence de premier bruit ne s’explique que par l’affaiblissement extrême dé la contractilité.
Valeur séméiologique. — 11 faut, pour qu’on observe une absence complète du premier bruit, une altération profonde du myocarde. On assiste en général à la diminution progressive du ton, qui arrive à n’ètre plus perceptible. C’est le cas dans le typhus (Stokes), dans la myocardite variolique 1 et dans tous les états graves, comme dans la myocardite typhique (Picot 2 ).
1. U. Desnos et H. Huchard. Des complications cardiaques dans la variole et notamment de la myocardite varioleuse. Paris, Delahaye,