‹ Rythmes des bruits du cœurChapitre 7 sur 65 · Chauveau et Faivre. Gazette médicale de Paris · texte numérisé non relu

Chauveau et Faivre. Gazette médicale de Paris

rieure et en repousse mécaniquement les valvules en les relevant sous forme de dôme multiconcave à convexité tournée vers l’oreillette. De l’autre, M. Marc Sée 1 et avec lui Kuss pensentque la fermeture de l’orifice auriculo-ventriculaire ne doit pas être envisagée ■ comme un phénomène passif, mais qu’au contraire on doit rapporter à la contraction musculaire des piliers le rapprochement des bords des valvules et leur abaissement, qui intercepte ainsi toute communication entre le ventricule et l’oreillette correspondante.

Mais le jeu des'valvules auriculo-ventriculaires, malgré sa grande part contributive à la production du premier bruit, ne serait pas la seule cause.

Sans avoir la même importance qu’elle, et agissant comme adjuvant, viendrait le renforcer le murmure produit par la contraction musculaire.

Dans les circonstances rares où l’on a pu mettre le stéthoscope presque directement sur le cœur, on peut dissocier le premier bruit. C’est ainsi que sur la femme à ectocardie que M. F. Frank a étudiée, on entendait, en auscultant les deux tiers inférieurs de la masse ventriculaire, « un bruit sourd (bruit musculaire) sur lequel se détache un bruit de clapet (tension brusque des valvules auriculo-ventriculaires)* ».

C’est à mettre en évidence l’existence de ce même bruit musculaire (Herzmuskelton) que s’est attaché M. L. Krehl 3 dans un mémoire récent, confirmant

1. Mine Sée. Recherches sur l’anatomie et la physiologie du cœur, spécialement au point de vue du fonctionnement des valvules auriculoventriculaires. (Archives de physiologie, 1875.)

Page 1