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partie de l’expiration

La raison de ces dédoublements réside dans des conditions purement physiologiques.

Le dédoublement du second bruit résulte de la chute anticipée des valvules sigmoïdes de l’aorte sur celles de l’artère pulmonaire. Ce claquement hâtif arrive chaque fois que la pression artérielle dans l’aorte excède d’une façon exagérée la^ pression intraventiculaire.

Les physiologistes 1 2 et les médecins ont donné la preuve de ces variations de pression dans les cavités cardiaques sous l’influence de là respiration.

L’explication fournie par M. le professeur Potain pour le dédoublement physiologique du second bruit du cœur s’appuie donc sur des preuves multiples.

A la fin de l’inspiration, la tendance au vide thoracique fait appel d’un côté au sang des veines caves, d’où réplétion plus facile de l’oreille droite et affluence du sang dans le ventricule,! andis q u’à gauche l’aspiration thoracique tend à faire rétrograder le sang contenu dans l’aorte vers le ventricule gauche.

Depuis le travail de M. Potain, la question a été reprise par R. Neukirch s ,qui arrive aux mêmes con-

1. E. Wertheimer et E. Meyer. Les variations respiratoires du rythme

du cœur et de la forme du pouls. ( Archives de physiologie , 1889.) —

I. Cantalamessa. Sopra un caso di aumentalo impulso inspiratorio délia punta cardica. [Bull, de sc. med. di Bologna, 1889. Dise, XXIII, p. 225-229.) — C. Mordhort. Ueber den Blutdruk in Aortensystem und die Vertheihmg der Blutes im Lungenkreislauf wœhrend der In und Exspiration. ( Archiv für Physiol. Leipzig, 1879, p. 342-55.)

2. R. Nedkirch. Ueber die Bedeutung der gespaltenen Herztone. [Zeitschrift für klinische Medicin,t. II, 1886.)

clusions. C’est à la fin de l’inspiration et au commencement de l’expiration que le second bruit se dédouble le plus nettement. Ce dédoublement se produit surtout lorsque, pour une cause quelconque, les battements cardiaques sont accrus en nombre et que la pression artérielle s’est élevée dans l’aorte.

Le retard dans la chute des valvules sigmoïdes pulmonaires, comme cause du dédoublement a été depuis admis par A. Geigel 1 , comme par Neukirch 2 etparDehio 3 .

Mais il existe quelques variantes dans le mécanisme > adopté par les auteurs.

Tandis que les uns donnent l’explication du dédoublement du second ton (Ziemssen et Maximowitsch, Geigel) par le retard de sigmoïdes pulmonaires, par suite de l’augmentation de la pression dans le ventricule droit, les autres (Potain, Neukirch, Gerhardt) y voient une avance des valvules sigmoïdes aortiques sur leurs congénères pulmonaires. La distinction peut paraître subtile.

M. Dehio se rattache à la première opinion; il s’appuie sur les expériences de M.Frey 4 , qui prouvent que l’allongement et la force de la systole sont proportionnels à la réplétion du ventricule ; par consé-,

1. A. Geigel. Der gestalteneHerzton. (Verhandlungen der Würzbur ger physik.medicin. Gesellschaft. N. F., Bd. I, 1869.)

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