‹ S'il existe des sources de l'histoire primitive du Mexique dans lesChapitre 10 sur 21 · ettom. II, Abth. t, pag · texte numérisé non relu

ettom. II, Abth. t, pag

(1) Voyez Kleine, Quant, quxdam de Solonit vita et fragmentis.

Duitsb.,1832, pag. 8. D'un autre

coté, M. Bach (Solonis Athen. carmina qux supersunt, Bonn» ad Rhnn., 1825, pages 35-56 et 113) croit que ta famille de Platon avait conservé, non comme traduction, mais comme poème, un écrit désigné par les mots \ôfti 'AtX«tix»;.

poème dont on vomirai! nier l'existence. Le biographe nous dit, en effet, que « Solon conférait avec les prêtres Psenophis et » Sonohis, d'Héliopolis et de Sais, desquels il apprit le mythe de » l'Atlantide, qu'il essaya, comme l'affirme Platon, de mettre en » vers et de publier en Grèce (1). »

D'après l'observation du grand helléniste allemand Boeck, c'est surtout la réminiscence de la guerre des Atlantes, dans les Petites Panathénées, qui parle pour la haute antiquité de la tradition de l'Atlantide, et qui prouve que tout, dans ce mythe, n'est pas de la fiction de Platon. « Dans les Grandes Panathénées n on portait en procession un péplum de Minerve, représentant « le combat des géants {gigantes) et la victoire des divinités de » l'Olympe. Dans les Petites Panathénées (il faut omettre l'indi- » cation de la localité où la procession eut lieu, parce qu'elle » repose sur une erreur du scholiaste) on portait un autre » péplum qui montrait comment les Athéniens, élevés par Mi- » nerve, ont eu le dessus dans la guerre des Atlantes (2). » Les mêmes renseignements se trouvent dans Proclus, dans son commentaire du Timée où nous trouvons également la scholie suivante, conservée par lui : « Les historiens qui parlent des » lies de la mer extérieure, disent que, de leur temps, il y avait » sept lies, consacrées a Proserpine, trois autres d'une immense » étendue, dont la première était consacrée a Plnton, la seconde » a Ammon, la troisième (celle de mille stades de grandeur) à » Neptune. Les habitants de cette dernière lie ont conservé de » leurs ancêtres la mémoire de l'Atlantide, d'une lie extrême- » ment grande , laquelle exerça, pendant un long espace de temps, » la domination sur toutes les lies de l'Océan Atlantique, et

(1) a Cetle objection élevée contra 1@ récit de Platon, et les noms des deux prêtres égyptiens que les dialogues ue désignent pas, me paraît indiquer que Plutarque, malgré l'éloignement du temps, puisait à des sources qui nous sont '

(Humboldt, Examen, etc., tom. I, page 174.)

(2| Bekkeri, Comment, t'n Plat., tom. II, pag. 395. — Schol. in Rempvbl., I, 3, 1. Voir aussi les mêmes renseignements dans Proclus t'n Tint., pag. 26. Humboldt, ibid.

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» était également consacrée à Neptune. Tout ceci, Marcellus l'a 11 écrit lv toTç A!6uniicixo<(. » Une scholie du Timée dans les commentaires de Bekker (1) est mot à mot copiée de ce passage.

Cette réminiscence monumentale de la guerre des Atlantes sur le péplum des Petites Panathénées, ajoute ici Humboldt (2), et ce fragment de Harcellus, conservé par Proclus, indiquant le souvenir d'une catastrophe physique au delà des colonnes d'Hercule, peut-être dans les lies Canaries même (qui ne sont probablement que des restes de l'ancienne Atlantide), méritent une sérieuse attention de la part de ceux qui aiment à pénétrer dans les ténèbres des traditions historiques. Ce qu'il importe d'abord de constater dans ce genre de recherches, c'est l'antiquité d'un mythe qu'à tort on a cru une fiction de la vieillesse de Platon, un roman historique, comme le Voyage imaginaire étlambulm (3) et les quatre-vingt-quatre livres d'Antoine Diogène Des choses que fort voit au delà de Thulé. Ce qui dans les mythes géologiques peut appartenir à d'anciens souvenirs ou à des spé-

(l| Commenl., tara. II, pag. 427.

(2) Examen eril. de t'kist, de la géogr. du N. Continent, lom. I, page 176.

(3) Diod , Bibl. hùt-, trad. de M. Ferd. Hoefer, lib. II, § 55-60.

— H. de Sainte-Croix (Examen des historiens d'Alexandre, page 737) croyait cependant que la Gulliveriade d'Iambulus avait quelque Tond de vérité. Un écrivain, profondément versé dans les langues et les alphabets de l'Asie méridionale et orientale, M. JacqUet, a récemment fixé l'attention [Nouveau journal asiatique, tom. VIII, page 30 ; tom. IX, page 308) sur ce peuple qui a se servait de lettres d'après la valeur des signes indicateurs, au nombre de vingt-sept, qui, d'après les figures qu'elles affectent seulement au nombre de sept, éprouvent chacune quatre modifications,» comme dans les alphabets eyllabiques des

Indiens. Ne peut-on pas admettre que dans ces Voyages imaginaires, on se plaisait à mêler aux fiction s des descriptions locales, quelques traits de mœurs et d'usage que l'on connaissait vaguement par les relations incohérentes d'anciens navigateurs ? Le mélange de vérité et de fiction parait avoir existé surtout dans la Panchaia d'Evhemere, malignement traitée de Bergœen, par Eratosthène Gosselin, tom. II,pag.

138). Cette note est de Humboldt et pourrait s'appliquer à une foule de relations modernes de voyages, où les auteurs ne se gênent guère pour mêler le roman à la réalité. Combien de lecteurs ne connaissent le Pérou que par les Incas, de Marmontel, et le Mexique par les récits de Gabriel Ferry 1 Est ce une raison pour nier l'existence de ces deux

dilations sur la conflagration primitive des terres, à la rupture des digues qui séparaient les bassins des mers, offre nn problème entièrement distinct et peut-être plus insoluble encore.

« Les Atlantes, d'après les idées qui régnaient dans l'extrémité civilisée du bassin oriental de la Méditerranée, chez les Égyptiens et les Hellènes, sont un assemblage des peuples de l'Afrique boréale et occidentale, aussi différents sans doute de race que ceux que, dans le nord-ouest de l'Asie, on confondit longtemps sous la dénomination vague de Scythes et de Cimmériens. Les Atlantes des temps historiques sontàl'est des Colonnes d'Hercule. Hérodote les place à vingt journées des Garamantes; mais leur nom étant lié, comme il l'observe expressément, à celui du mont Atlas, les Atlantes mythiques ont pu être portés vers l'ouest, au delà des Colonnes, selon que la fable d'Atlas montagne a été reculée progressivement dans la même direction (1) .La guerre des Atlantes avec les habitants de Cerné et les Amazones, si confusément traitée par Diodore de Sicile, eut lieu dans tout le nord-ouest de l'Afrique, au delà du fleuve Triton, limite (2} entre les peuples nomades et les peuples agricoles et plus anciennement civilisés, si toutefois il est permis d'assigner une localité déterminée a une lutte dons laquelle interviennent des êtres fabuleux, les Gorgones (3). Ajoutons que le lac Triton, suivant Diodore (4), n'est point sur les côtes de la Méditerranée, mais sur celles de l'Océan. Cette même région (et ce fait est

(1) Letronne, Idées cosrriogonir/ues, pages 8 et 9 (Heeren, tome I, I, pag. 206-240 ; tom. II, 2, pag.

438) croit, d'après la route des caravanes, indiquée par Hérodote au delà des Garamantes, devoir placer les Allantes de cet historien entre le Fezïan et le Bornou. C'était là peut-être un reste de ces populations, confondues depuis sous le nom de Berbères, el desquels peuvent être sortis les Hycsos ou rois pasteurs qui envahirent l'Egypte et

Élevèrent si haut les arts dans cette contrée, quoi qu'en dise Mane thon.

(2) Hérodote, Histoire, etc. liv.

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