‹ S. Thomas d'AquinChapitre 115 sur 256 · Cf. supra, 1. IV, ch. i, A, a · texte numérisé non relu

Cf. supra, 1. IV, ch. i, A, a

tendre aussi qu'à l'individuel, c'est-à-dire, dans le cas présent, à la conservation de son être hic et mine, l'être humain, dont l'objet est l'universel, juge de sa vie sous les couleurs de l'universel ; il conçoit, et, par suite, désire, l'être comme tel, sans addition spatiale ou temporelle. Nous tendons à être non pas un jour ni mille, mais tout court (simplicùer). Notre pensée, se montrant supérieure au devenir, puisqu'elle lui applique ses cadres, éveille corrélativement un désir qui abstrait du temps; qui serait violenté, si le temps le prenait sous son empire. Cela ne se peut d'ailleurs ; mais cette proposition hypothétique : L'être qui désire ainsi, mourra, renferme une contradiction de nature ; car cela signifie d'une part : Cet être appartient à un monde où la mort n'a pas de sens, et l'on ajouterait qu'à cet être, la loi d'un autre monde, celui du devenir temporel, sera néanmoins applicable, ce qui voudrait dire que ce dernier monde l'a repris, et. qu'il n'est donc plus l'être de pensée pure et de désir sans détermination temporelle qu'on avait consenti à reconnaître '.

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