Cf. supra, t. 1, 1. I, ch. n, B
2. La forme du raisonnement sera prise de la I» pars, q. XVI, art. 2, mm comment. Cajet., en complétant par I Se?i£.,dist. XIX, q. V, art. 1, corp., resp. ad 6m et 7m ; I C. Génies, c. lix; I Péri Hermenias, lect. m ; VI Met., lect. iv; III, De Anima, lect. xi, et surtout I, De Veritate, art. 3 et 9.
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intelligible correspondante? Pas davantage, aux yeux de saint Thomas. Par rapport au simple concept, l'intellect n'est qu'une sorte de sens des essences1; il entretient avec le dehors, en tant que celui-ci est intelligible, le même rapport que le sens ou l'imagination avec le sensible. La vérité ou l'erreur ne pourront donc s'y trouver que de la même manière. A cette première étape, il y aura conformité, peut-être, avec le réel — on dira même que cette conformité est donnée a priori par la nature de l'acte — mais antérieurement au jugement, il n'y a pas conformité vécue, pas de ressemblance exercée, et, si l'on peut ainsi dire, conscientiellê. La conformité est, ici encore, entre l'intellect et l'objet; mais point de conformité appréhendée (incomplexum non continet comparationem), de sorte que, de l'objet ainsi présent en nous, nous ne concevons rien qui nous appartienne. Or, le vrai consiste dans la correspondance qui s'établit entre l'in4ellect, en acte achevé comme tel, et les choses. « Comme donc l'égalité s'établit entre des choses diverses (le. même n'est pas égal au même) , là se trouvera primitivement, dans l'intelligence, la vérité, où l'intelligence acquiert quelque chose qui lui est propre, qui n'est pas dans la réalité extérieure, mais qui lui correspond et prête ainsi à un rapport d'égalité. »
« Or, l'intellect qui conçoit simplement une essence 2 n'a rien autre chose en soi que le double idéal de la chose qui existe hors de l'âme, pareil en cela au sens qui reçoit l'image de la ehose sensible. Mais quand l'intellect commence à juger de la chose appréhendée, alors le jugement de l'intellect est quelque chose qui lui appartient en propre et ne se trouve pas au dehors. Et quand ce jugement est égal à ce qui est dans la réalité, le jugement est vrai. Or, l'intellect juge de la chose appréhendée quand il dit que