Quodl., IV, art
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de l'être dynamogénique dont elles sont des manifestations diverses, elles n'en sont pas moins, l'une par rapport à l'autre, irréductibles. Ici comme partout, il faut maintenir le caractère purement analogique des premières participations de l'être : Ens dicilur multiplicité?'.
Au sujet de l'appétit sensitif et de l'appétit rationnel, sur lesquels seuls saint Thomas insiste, la question se pose de savoir s'ils doivent se diviser, ou s'ils gardent leur unité, soit tous deux, soit au moins l'un d'entre eux. C'est ce que peut éclaircir la considération suivante.
On sait que « l'acte des puissances appétitives présupposant celui des puissances appréhensives, la distinction de celles-ci doit correspondre à la distinction de celles-là. Or, dans les puissances appréhensives, on observe ceci qu'à l'égard des mêmes objets, la puissance supérieure demeure une et indivisible, et que les puissances inférieures se distinguent. C'est le même pouvoir intellectuel qui s'adresse à tous les sensibles, pour autant qu'ils le concernent, c'est-àdire quant àleur nature, alors qu'à leur égard, la sensibilité se divise... Il en est de même pour les puissances appétitives, et la raison, dans les deux cas, est la même : c'est que la puissance supérieure a un objet universel, et que les pouvoirs inférieurs ont des objet particuliers. Or beaucoup de choses sont essentielles à l'égard du particulier qui sont accidentelles à l'universel, et comme une différence accidentelle ne change pas l'espèce, mais qu'une différence essentielle la change, il se trouve qu'à l'égard des mêmes réalités matérielles, les puissances d'un ordre inférieur sont multiples, et la puissance d'ordre supérieur est une1. » C'est ainsi qu'il n'y a qu'une volonté, parce que la volonté a pour objet le bien considéré à l'état universel, alors qu'il y a, dans la brute ou dans l'homme considéré comme animal, des puissances appétitives de diverses espèces.
Expédions tout d'abord ces dernières.