In III Ethic, lect. xin, in.it. Cf. supra, oh. vi, init
3. Q. XXIV, De Verit., art. 2. C'est à cette doctrine que se rattache la théorie fameuse empruntée par S. Thomas à Aristote et connue sous le nom de syllogisme de l'incontinent. Le syllogisme de l'homme affecté de passion a quatre termes, précisément parce que son jugement universel et son jugement relaUf se combattent et se disputent l'acte. La raison dit : Il ne faut
Ainsi donc, le jugement qui a reçu sa détermination ultime à l'égard d'un acte particulier hic et nunc opérable, entraîne aussi fatalement l'appétit que la forme sensible chez l'animal, ou que la forme naturelle chez tout être. Comme l'être brut tend selon ce qu'il est ; comme l'animal appète selon ce qu'il sent, ainsi l'homme veut selon ce qu'il juge au total lui être bon. Il n'y a pas plus de liberté dans ce dernier cas que dans les autres.
Par ailleurs — et cela aussi va de soi en philosophie thomiste — « de même que l'appétit suit la connaissance, s'il n'y a pas empêchement, l'acte suit l'appétit1 ».
Hors le cas de violence extérieure, il y a un lien rigide entre le vouloir et le faire. Non pas que la volonté rationnelle puisse, à elle seule, mouvoir le corps2 ; mais nous savons que les pouvoirs spirituels sont en nous en continuité avec les pouvoirs physiques. L'intelligence se prolonge dans le sens, par le moyen des phantasmata3 ; par ceux-ci, les notions universelles de l'esprit peuvent rejoindre le particulier opérable4. De la même manière, les déterminations de l'appétit rationnel ont leur succédané sensible, et, par je ne sais quel empire ou je ne sais quel concours tenant à l'unité du moi (per quamdam redundantiam vel impeinum), l'appétit inférieur s'émeut synchroniquement avec l'autre5. Or l'appétit inférieur est le moteur immédiat du corps (immediatiim movens), d'où il suit que « selon la détermination de l'appétit, aussitôt les organes corporels se disposent de la disposition qui convient pour exécuter ce à quoi est incliné l'appétit6. »
pas mal faire; or la fornication est un mal, donc il ne faut pas la faire. La passion suggère : Il faut aller au délectable; or la fornication est délectable, donc il faut l'accomplir. Suivant que la passion ou la raison triomphe, on conclut dans un sens ou dans l'autre, en écartant l'influence des propositions hostiles (Cf. q. III, De Malc, art. 9, ad 7").