B. LE DEVENIR ACCIDENTEL. LE MOUVEMENT
Après le devenir substantiel, il convient d'étudier le devenir accidentel, autrement dit le mouvement, et ses conditions multiples.
Quand on dit mouvement, il ne s'agit pas uniquement de translation : il est des mouvements de plus d'une sorte. Trois des catégories en admettent la notion en toute sa rigueur; une quatrième la reçoit au sens large.
Un changement de lieu, un changement de grandeur, un changement de qualité sont des mouvements. Une génération ou une destruction peuvent être appelés aussi mouvements; mais d'une façon moins rigoureuse, car leur sujet est puissance pure, et la puissance pure ne se meut pas. Ce qui se meut, c'est le sujet à transformer ; mais alors il s'agit à proprement parler d'une altération, car la substance consistant en un état indivisible, dès que le sujet précédent se détruit, il est déjà détruit, et n'est donc plus sujet d'une action quelconque. Quant à ce qui lui succède, cela est déjà dès qu'il est permis de dire en rigueur : Cela devient, et cela n'est donc pas non plus sujet d'un devenir.2
D'une façon générale, le mouvement se définit : L'acte