‹ S. Thomas d'AquinChapitre 252 sur 256 · B. — LES APPLICATIONS DU PRINCIPE MORAL · texte numérisé non relu

B. — LES APPLICATIONS DU PRINCIPE MORAL

Arrivé à ce point, saint Thomas n'aura pas de peine à établir sa morale. Le principe est posé; on sait ce que l'homme doit faire, et, puisque la morale est proprement la détermination du devoir, la morale est acquise. Il suffira de déduire. Non pas qu'un effort purement logique puisse régler, dans le détail, toute la conduite humaine; mais les données de lait qui seront à introduire dans la recherche morale ne seront que subsumées; les majeures, explicites ou implicites, seront toujours les mêmes, et toujours prises de ceci : L'homme est fait pour le développement total, individuel et collectif, de son être, tel que le Créateur l'a conçu. Làestsajoie, en même temps que son devoir. Gomme d'ailleurs ce développement ne peut pas être attendu en cette vie d'une façon qui réponde aux exigences de notre nature, il faudra tenir compte de cette condition, et subordonner, dans la mesure nécessaire, tes aboutissements immédiats à l'aboutissement suprême. Le mérite est ici le principal; l'épanouissement effectif de la vie dans la perfection et la joie pleine en ressortira en son temps.

Quiconque parcourra avec ce fil conducteur les longs développements de la morale thomiste, s'étonnera de la cohérence géniale en même temps que de la richesse qui s'y montre. Il nous faudra un volume nouveau pour le faire

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