‹ S. Thomas d'AquinChapitre 60 sur 256 · In I, De Gêner, et vorrupt., lect. xvn, n · texte numérisé non relu

In I, De Gêner, et vorrupt., lect. xvn, n

point l'âme seule ; c'est la puissance assimilatrice du composé, laquelle se résout, à l'analyse, dans l'âme d'une part, en tant que celle-ci donne l'espèce et détermine par suite la finalité; mais, d'autre part, dans les pouvoirs élémentaires qui exécutent, en ce qu'ils donnent lieu aux altérations qui aboutissent à cette transsubstantiation vitale. Ces pouvoirs, à eux seuls, ne feraient que le matériel de la besogne; l'âme, à elle seule, n'en donnerait que le plan; la synthèse corps a?ii?né, âme incarnée assimile véritablement, c'est-à-dire soumet à l'espèce, fait entrer sous l'idée vitale des éléments qui, pour s'incorporer, devront perdre, ainsi qu'on le disait, leur autonomie ontologique aussi bien que leur autonomie fonctionnelle.

On pourrait dire d'un mot : Dans la nutrition comme dans la génération, l'âme agit par les propriétés physico-chimiques; les propriétés physico-chimiques agissent se Ion l'âme.

Inutile d'insister, le cas est le même1. Et ce n'est qu'en apparence aussi qu'il parait différer, quand il s'agit non plus de génération ou d' « aggénération », de formation en un mot, mais dé motion.

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