I.es Idées Divines
t( mcmcs, et libres encore de ce tombeau qu'on c( appelle le corps ('). »
Voilà l'objet de la contemplationduphilosophe; est-ce Dieu? Non, c'est quelque chose quiestsupérieur à Dieu, qu'on ne contemple que lorsqu'on voyage à la suite de Dieu et qui fait de Dieu un véritable Dieu (') qui a part à V auguste et sainte intelligence (•") .
Cette auguste et sainte intelligence, ces essences, ces idées éternelles du Vrai, du Beau, du Bien ne sont donc pas Dieu ? Elles sont plus que Lui puisqu'elles lui communiquent sa divinité, si les habitent un lieu qui est au-dessus du ciel et :'est vers elles que se portent les regards des âmes qui contemplent ce qui est en dehors de l'univers (^).
Nous croyons donc que saint Thomas a parfaitement le droit d'affirmer que Platon a assigné :iux idées une existence indépendante et séparée le Dieu,
(1) Phèdre, p. 57.
(2) Phodro, p. 55.
(3) Le Sophiste, p. 261.