‹ S. Thomas d'Aquin et la philosophie cartésienne (volume 2)Chapitre 10 sur 38 · I.es Idées Divines · texte numérisé non relu

I.es Idées Divines

t( mcmcs, et libres encore de ce tombeau qu'on c( appelle le corps ('). »

Voilà l'objet de la contemplationduphilosophe; est-ce Dieu? Non, c'est quelque chose quiestsupérieur à Dieu, qu'on ne contemple que lorsqu'on voyage à la suite de Dieu et qui fait de Dieu un véritable Dieu (') qui a part à V auguste et sainte intelligence (•") .

Cette auguste et sainte intelligence, ces essences, ces idées éternelles du Vrai, du Beau, du Bien ne sont donc pas Dieu ? Elles sont plus que Lui puisqu'elles lui communiquent sa divinité, si les habitent un lieu qui est au-dessus du ciel et :'est vers elles que se portent les regards des âmes qui contemplent ce qui est en dehors de l'univers (^).

Nous croyons donc que saint Thomas a parfaitement le droit d'affirmer que Platon a assigné :iux idées une existence indépendante et séparée le Dieu,

(1) Phèdre, p. 57.

(2) Phodro, p. 55.

(3) Le Sophiste, p. 261.

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