Voir ci-dessus page 351. note
« l,K RÉGIME MUIIEHNE ». L\ MAI,ADIE ET LA MOUT ù7> donnerais qu'une esquisse. A mon sens l'essentiel en lui, ce n'est pas la vie domestique et privée, mais la vie intellectuelle et spéculative, le rôle qu'il a eu en critique et on histoire, la justesse et la portée des idées qu'il a émises, sa méthode, ses procédés d'analyse psychologique, les deux ou trois grands pas qu'il a fait faire à la science. Là-dessus, je suis toujours son fidèle admirateur, et de plus, j'ai gardé un vif souvenir de sa bienveillance, de sa homie grâce accueillante, une haute estime de sa parfaite probité littéraire, bref un goût pour lui, une sympathie [lersistante; en général, la nouvelle généralion est injuste à son endroit; des témoins imbéciles ont ^été singulièrement ingrats; mais ses livres subsistent et montrent à qui sait les lire, qu'en conversation, à table, il ne parlait pas comme on l'a fait parler. Je vous remercie de l'offre que vous voulez bien me faire ; ce qui m'intéresserait surtout, ce sont se?i Mémoires ; depuis longtemps, je sais combien, sur nos grands écrivains modernes, votre collection est abondante et précieuse; j'en profiterais plus tard pour Sainte-Beuve, puisque vous le voulez bien. Laissez-moi vous dire que je suis bien content de le voir entre des mains comme les vôtres ; c'est une garantie contre la publication indiscrète des choses trop intimes; puisque vous avez des lettres de moi à Sainle-Reuve. je suis sûr qu'elles resteront chez vous, abritées contre MM. (Miaravay et contre les journaux.
336 CORHESPONDANCE