II. TAINE. — COIIKKSPO.NDANCE. IV
50 CORHESPONDANCE
vu qu'une fois (l;uis ma vie. De plus, il a écrit plusieurs
livres politiques. Il est donc aussi désigné que je le suis
peu.
Voyez, je vous prie, si vous et vos amis vous ne pourriez pas partir de là. présenter Renan pour remplacer M. Tliiers, et penser à moi pour un des autres fauteuils, delà aurait divers avantages, entre autres celui-ci : que les partisans de Henri Mai'tin me feront une guerre acharnée, et fléchiront aisément devant Renan. Et aussi cet autre avantage que M. Ollivier devant répondre au successeur de M. Thiers, il y aura collision si Henri Martin est le successeur, et point de collision si ce successeur est Renan. Vous savez que M. de Sacy et M. Roissier sont pour moi de hons amis; je ne puis mieux faire que de m'en remettre à vos conseils et à vos sympathies. A vous.
A M. ALEXANDRE DUMAS
Paris, -16 avril 1878
Mon cher Dumas,
Les choses académiques sont hien compliquées. Renan, que j'ai rencontré aujourd'hui devant le pont des Arts, me dit qu'il est trop lié avec Henri Martin, qu'il ne veut pas se présenter contre lui. Ceci change tout à fait la thèse d'hier et remet sur le tapis la proposition de M. d'HaussonviUe.