PREMIER VOLUME DE « LA RÉVOLUTFUN
Après avoir rôfléchi, jo comproiids qiu' mon impression ne doit pas décificr; mes amis sont iiiicnx placés que moi pour ju<:er des bienséances et compétences, vous surtout (pii tàtez tous les jours le pouls au public. J'aurais mieux aimé parler sur M. Claude IJernard ou sur M. de Loménie que sur M. Tliiers; mais si vous jugez (jue je peux faire convenablement l'éloge de M. Thiers et si cela rentre mieux dans les combinaisons électorales, je suis à votre disposition ; en cas de succès, je ferai de mon mieux et, sans faire une biograpbie politique, j'aurai une assez belle matière.
Voici donc ma conclusion : je me remets entièrement entre vos mains pour poser ou ne pas poser ma candidature pour n'importe quel fauteuil, quand et comment il vous plaira, en vous priant seulement de remarquer : 1" qu'en aucun cas je ne veux faire de concurrence à Renan, et que, si sa candidature est posée pour un fauteuil, je renonce à celui-là; 2" que je souhaite n'être présenté qu'avec la presque certitude du succès.
Pardon de ces revirements, mais c'est la faute des revirements d'autrui. Tout ce que je sais, c'est que si jamais l'écheveau se débrouille pour moi, ce sera grâce à vous et à un ou deux autres ; encore sur ces deux ou trois, n'y-a-t-il que vous qui, comme connaisseur des gens et des choses, puissiez y voir clair. A vous.
S2 CUKKESPOiSDAiNCE