A M. PETITJEAN
Boringe. 26 juin 1881 Cher Monsieur et cher Mailre,
C'est Jiioi en effet qui vous ai adressé ce volume-. Plus on vieillit, plus le passé vous revient. Je me revois àPoissy, il y a quarante ans, vous portant la traduction très mauvaise d'une ode d'Horace et vous écoutant lire des vers de Lamartine. Que de choses depuis ! Votre élève a dépouillé quantité de paperasses aux Archives, il vous offre un sommaire de tout cela, sommaire trop lourd, muni de trop de preuves; mais, dans un sujets! contesté et avec des conclusions si contraires à l'opinion régnante, il fallait prouver. — Je ne sais quand je pourrai linir le volume suivant sur le gouvernement révolutionnaire ; mes textes et mon plan sont prêts ; mais la santé a fléchi, l'attention n'est plus fraîche, je suis dégoûté de mes drôles, et je regrette le temps oii, écrivant sur la littérature, je n'avais à décrire que de heaux talents et des sentiments fins.
Agréez, je vous prie, le souvenir de mon réel et lespectueux attachement.