‹ Sa vie et sa correspondance (volume 2)Chapitre 81 sur 127 · AU COMTE DE MARTEL · texte numérisé non relu

AU COMTE DE MARTEL

MenlIiuii-Saiiit-Homai-d, 2('> mai 1S87

(Iher Monsieur,

J'ai reçu votre livre' et j'en ai déjà lu la plus grande partie. Voilà encore un brûlot que vous attachez au navire appelé le Consulat et l'Empire. Je crois que ce gros navire brûle et (jue peu à peu le publi<- ouvrira les yeux pour regarder l'incendie. Par malheur, l'opinion a été faite d'avance; les trois écrivains qui ont eu le plus d'autorité de 1840 à 1870, M. Cousin, M. Thiers et Victor Hugo n'ont pas aimé la vérité, mais leur gloire; aucun d'eux nest digne de confiance et dans tous il y a quelques traits du charlatan.

Vos cinquante premières pages sur les difficultés et dangers des premières années du Consulat sont bien intéressantes et bien instructives. J'avais déjà vu l'esquisse et même les détails de cette conspiration militaire dans les mémoires inédits du duc F*asquier.

P. 185, sur le nombre des réfractaireset déserteurs, lin de 1807 : ce nombre- est beaucoup plus considérable que celui que j'ai donné d'après le rapport du directeur général des travaux, 10 avril 1810; ce rapport dit : H\0 000 réfractai res condamnés nominativement, probablement la différence des chiffres tient à cet adverbe ;

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