CONVERSATION AVEC MONSEIGNEUR DIIULST
ô avril 189(1
11 m'enverra des renseignements écrits; en attendant, voici ses réponses à mes principales questions.
1° Le clergé presque entier accepterait la séparation de l'Église et de l'État aux conditions suivantes : 1" une dotation à part, indépendante du budget, non cotée chaque année, administrée par les évéques avec concours ou surveillance de l'État. Lui et beaucoup d'autres accepteraient même le système que je lui présente : restitution à l'Église en pleine propriété des bâtiments ecclésiastiques, églises, presbytères, séminaires, et dotation diminuant cliaque année pendant cinquante ans. les dons et tesfamentsdesfidôlesbouchantgraduellement le trou grandissant ; '2° les diocèses et les paroisses (non pas l'Église Catholique française) érigées en personnes civiles, sans malveillance du Conseil d'État et des tribunaux contre les dons et legs qui leur seraient faits: 5" le svstème américain pour les fabriques, l'administralion des biens de diocèse confiée à l'Évèque, assisté d'un grand Vicaire et d'un Curé, ces trois désignant trois laïques pour former avec eux le Conseil d'Administration.
11 . l'our le mode de nomination des Évoques, il faudrait le système américain: 1 " les Curés de canton dressant une liste d'éligibles: '2° les Évéques de la province ou
« LE M:^^l's\E mudekm; ... i.a maladie et la muiit 29a
région y choisissant trois candidats ; 5° le Pape nommant un des trois. 11 ne veut pas du veto donné au Gouvernement; actuellement il l'a pour les curés de canton institués par l'Évèque. Si le sujet choisi par l'Évêque lui est suspect, il fait faire une enquête administrative par le préfet et celui-ci par le maire; le maire radical ou imbécile, ou ayant eu des difficultés avec le candidat, son curé, répond hostilement. Par suite il est exclu, même quand après contre-enquête de l'Évêque, les griefs sont nuls ou faux. Tendance générale du Gouvernement à exclure des cures de canton les sujets capables; il s'agit « d'abêtir le clergé n. 11 préfère les timides ou serviles, et notamment ceux qui feignent d'être républicains. Pour la nomination des Évèques, c'est auti'ement, car c'est le Gouvernement qui piésente et le Pape qui a le veto; aussi,'le Gouvernement s'entend presque toujours avec le nonce, avant de nommer : il vérifie que le nonce agréera son candidat. (Difticulté en Bavière, procédés plus rudes et arbitraires du Gouvernement, selon le nonce en Bavière avec qui Saint-René* a causé). Ainsi danger du veto accordé au Gouvernement pour le choix des Kvèques.
111. 11 préfère le système belge au système français. J'objecte le témoignage d'Ernest Picard, ambassadeur revenant de Bruxelles, et l'hostilité des deux partis, catholiqueset libéraux, qui aboutirait aux coups de fusil avec
1. M. (î. Sniiit-RoiK' Taillandier l'iail alors in-i'inior secrétaire à Munich.
~m COURESPONDANCE
les nerfs français, un boucher ou boulanger devant opter, ne fouinir que les catholiques ou les libéraux. Il répond que cela vient de la balance presque égale entre les deux partis, quelques milliers de voix en plus ou en moins donnant à chacun d'eux tour à tour la majorité dans le Parlement. Hien de semblable en France où le parti catholique est une minorité. J'objecte que, par son fonds et nécessairement, tout parti catholique, minorité ou majorité, devient forcément un parti politique, parce que l'Église catholique revendique comme siennes plusieurs attributions que se réserve tout pouvoir civil, et qu'elle fait voter ses adhérents dans ce sens (maintien du pouvoir temporel du pape, prétention de gouverner toutes les écoles et tout l'enseignement, exemption du service militaire pour ses clercs, etc. Plus précisément, coalition avec le pouvoir monarchique absolu aprè^ 1815 en France, en Italie, en Espagne, en Autriche). Ici, selon lui, difficulté insoluble, pas de limites pouvant être tracées d'avance entre les deux pouvoirs, catastrophes quand le pouvoir civil usurpe ou empiète, c'est une affaire d'opportunité et de circonstances, de tact, de prudence, de concessions matérielles.
IV. Sui' les Grands et Petits Séminaires. LÉtal n'\ intervient plus pour contrôler l'enseignement et tracasser. Mais, depuis M. Grévy, il a laissé éteindre les bourses et maintenant n'en paye plus une seule; les Évèques y suppléent comme ils peuvent par les dons des fidèles, etc. Environ 10000 Séminaristes. D'autre part, il a cessé
<( IM ISKIilMi; MdDER.Ni; .. \A MALAKIK HT L\ MDl'.T T.Ol
(le payer à la Sorbonne la Faculté de théologie catholique ; elle n'est plus représentée dans l'Université; en revanche il y a une Faculté detliéologie protestante à la Sorbonne, celle do Strasbourg transportée à Paris.
V. Dans quelles classes et conditions sociales se recrute le clergé séculier actuel? Autrefois, c'était surtout parnn' les gros paysans; aujourd'hui non, ils deviennent des sortes de bourgeois, ont moins d'enfants, l'état de curéest moins respecté, moins attrayant(difficullé du recrutement, Lei^er/7rfe/'iî'(///separMgilîougaudj.0nprend dans la couche inférieure, instruction desévéques en ce sens, quand un garçon d'une famille pauvre ou de petits cultivateurs est sage, l'angé, docile; on paye son éduca- ^'on complète, il devient clerc et prêtre gratis. Depuis la loi de 18^0 et les Collèges catholiques, recrues ecclésiasli(|ues dans la classe moyenne et élevée, mais le plus souvent pour le clergé régulier, non poui' le séculier.
VI. Les contemplatives (notanunent les Carmélites) ont une vie suflisamment hygiénique: Imparte travail manuel, balayer, se l)lanchir, faire la cuisine, faire et raccommoder leurs habits, et de plus faire des coutures et autres qu'on vend, le tout de leurs propres mains, choristes aussi bien que converses, jusqu'à être' très lasses le soir; 2" par la lecture et l'étude (comme les Chartreux) de livres de sainteté. Par exemple, telle supérieure de Caiiiiélites en Normandie a écrit une vie de sainte Thérèse, le meilleur ouvrage écrit par une femme, dit Mgr d'Hulst.
VII. Insiif(isance pour la haute science, rérudilion, la culture supérieure dans le clergé français (c'est ce que lui objecte le clergé bavarois, M. l'abbé Duchesne, seul, excepté; il ny a que trois couvents bénédictins pour les travaux d'érudition, et les chaires de sciences ecclésiastiques étaient jU'esque dései'fées dans la SorJionne non reconnue par le Pape). Pourtant progrès et réforme aujourd'hui. Pas de chaire de grec à Sainl-Sulpice parce qu'on est censé le savoir en sortant du i'elil Séminaire; mais chaire d'hébreu, chaire d'histoire ecclésiastique. L'Kcole libre catholique de Mgr d'Hulst entreprend de combler cette lacune. (J'ai vu alfichée, à l'intérieur, la liste des Cours, très encyclopédique, sciences mathématiques, physiques, chimiques, droit, histoire avec toutes sortes de cours.) Cette école est une Sorbonne nouvelle pour Saint-Sulpice qui y envoie une trentaine d'élèves. (11 y a, je crois, 200 élèves en tout.)
VIII. Hostilité de l'Étal actuel contre le Catholicisme et l'Kglise : 1° les fabriques étant mineures, le préfet régente leurs dépenses; par exemple, à Saint-Denis (30 000 âmes), réparations urgentes et considérables appelant, selon la loi, luie subvention de la Commune et de l'État, propriétaires légaux des bâtiments, et, comme tels, tenus à payer au moins les grosses réparalions. Mais arrêté de M. Herold, préfet de la Seine, disani, qu'avant de recourir à cette subvention, il faut rogner sur les autres dépenses de la fabrique, notamment sur
'. m; lilhMMi: MODI'I'.NK ». LA .MAI.ADIi; KT l,A MUllT 30û
le traitement du vicaire (qui est de 1200 francs) que ce trait(Miient doit iHro réduit à 450 (selon la loi du premier Empire). Notez que le vicaire a un logement de 000 irancs par an; 2" Extorsions fiscales et interprétations de la loi ruineuses, contre les Communautés religieuses, par exemple contre l(>s Petites Soeurs des pauvres (à étudier dans les textes récents) : leur immeuble à Paris est évalué 1200000 francs; elles paient l'impol foncier, moliilier, portes et fenêtres etc. Elles paient la taxe annuelle des biens de mainmorte, en remplacement des droits éventuels de mutation; à la mort d'une sœur, on évalue la j)ai't de la défunte dans la propriété collective de la Communauté, et cette part paie les droits de mutation, etc.
1\. Dépense annuelle d'un frère des Ecoles chrétierines, et d'une samr de charité, d'après le traitement qu'on leur assure quand on les demande dans une Commune ou établissement privé, 800 francs pour un frère et 000 francs pour une sœur pouvant baisser jusqu'à r)00 ou -400, — à Paris 1000 pour un frère.
X. Toutes les communautés de femmes ont pour supérieur (d'après le Concile de Trente) l'ordinaire, c'est-àdire l'Evèque du diocèse ; il leur donne leuis confesseurs, peut les relever de leurs vœux, les rendre à la vie laïque. Au contraire, les comnumautés d'hommes ne dépendent pour leur régime intérieur que de leur supérieur régulier; pour la prédication, l'administration
5()i COIUlKSPdNDANCi:
aux fidèles des sacrements, pour tout acte public, il leur
laut la permission de l'Evêque.
A M. ALEXIS DE LA ire'
1» avril 1890
Cher Monsieur,
Si j'avais à montrer la différence qui sépare 1889 de 1789, je pi'ierais mon lecteur de comparer deux documents : d'une part la Déclaration des droits sous la Constituante ou la Convention, et les débats qui en sont le commentaire; d'autre part le volume que vous publiez sur les différentes branches de la science sociale. Dans le premier document, on voit comment les hommes, il y a cent ans, se liguraienl la société humaine : selon eux, rien n'était plus simple ; avec l'idée de l'homme en général, avec la notionla plus écourtée, lapins mutilée, c'(>st-à-dire la plus inexacte, ils construisaient leur édifice imaginaire; de là leurs mécomptes ; leur procédé était bon pour abattre, non pour bâtir ; effectivement, parmi leurs œuvres, une seule est restée intacte et bien viable, le système métrique, parce qu'il a pour objet, non des âmes, mais des quantités. — Au contraire, il suffit de feuilleter le second document, c'est-à-dire les
\. Cette lettre sert de préface au livre : La Héforme sociale et le centenaire de In liévolntion (Paris. 1890:.
" I.E l'.KGlMK MODERNE f. \..\ MALADIE ET LA MOUT 305 travaux de votie Congrès, pour comprendre que, de tous les objets de science, la société humaine estprobalilcnienl lopins complere: famille, comnume, province, Ktat, Kglise, école, hôpital, entreprise agi'icole, commerciale, industrielle, chacun decesgroupemenlsd'hommes, à chaque époque et dans chaque pays, est une sorte d'individu distinct, un corps vivant formé de divers organes qui dépendent les uns des autres, et dont on ne peut avoir lidée sans une étude spéciale et prolongée, sans dissection méthodique, sans la vue physi- (juc des gens et des choses, sans l'habitude et la faculté de se représenter mentalement les pensées quotidiennes et les impulsions prépondérantes (|ui gouvernent la conduite, non pas des hommes en général, mais de tel honmie pris dans tel milieu et à tel moment. Voilà l'utilité des monographies précises et circonstanciées dont M. Le Play a donné le modèle; de tous côtés, sur des plans divers et avec des procédés différents on en recueille ; je iTt'ii citerai que deux lécentes et très vastes, I.a Russie et l'Empire des Tsars, par M. Anatole Leroy-lJeaulieu, et The American Commonweallh, par M. Hryce. Si l'on continue à travailler en ce sens et aussi bien, nous aurons dépassé, d'ici ii un demi-siécle. la période descriptive ; en biologie, elle a duré jusqu'à Bichat et Cuviei- : en sociologie, nous y sonnnes encore ; tâchons de nous y tenir, avec application et intelligence, sans ambitions excessives, sans conclusions précipitées, sans théories hasardées et préconçues, pour entrer bientôt dans la période des classifications naturelles et
H. TAINE. — COIihESPONDANCE. IV. 20
300 l'OHHESl'ONDAiNCt
définilives, avec l'espoir de démêler plus tard les lois générales et de fournir un jour aux gouvernements et aux peuples des préceptes d'hygiène sociale, analogues aux prescriptions d'hygiène physique que les physiologistes et les médecins introduisent aujourd'hui dans les hôpitaux.
Dans cette recherche, en ce qui concerne l'avenir et l'avancement de l.i science sociale, je crois que la confiance est permise; du moins il est proi)able que la période descriptive, la grande entreprise des monographies, l'étude métliodique des innoinhrables sociétés moites ou vivantes, va cuntmuer, s'étendre et s'achever. Nous ne reviendrons pas aux généralités superficielles et aux fornmles vides de 1789. A cet égard, le goût public est décidé ; ce ne sont pas seulement les spécialistes et les savants qui réclament aujourd'hui l'information exacte, la preuve, les chiffres, le détail minutieux; le public pris en masse est du même avis. Si l'on observe ses préférences involontaires et persistantes, on peut constater qu'en littérature et en peinture, dans la représentation sensible de l'homme moral et de l'homme physique, ce qui l'intéresse le plus, c'est le trait caractéristique, la physionomie individuelle, la couleur locale et originale, bref la particularité expressive qui distingue un homme de ses pareils, et le constitue à part comme une personne dans un groupe, et ne permet pas de le confondre comme une unité dans une somme arithmétique d'unités, toutes égales et semblabl(>s. Or c'est justement la disposition contraire, c'ést-à-
H I.K ItKGlME MUDKI'i.NE ». LA MAI-AUIK KT I.A MOlil 007 dire l'esprit classique et simplificateur, qui, à la lin du siècle dernier, fit la politique révolutionnaire, la théorie de 1 lioninie abstrait et du citoyen en soi, la conception anarcliique et (leb|)otique du peuple souverain et de IKlal omnipotent, le préjugé égalitaire et niveleur, les constitutions improvisées et rectilignes. Aiijourdliui, sauf les i<,aiorants et les lanatiques, personne ne prend au sérieux les axiomes du Contrat social : des politiciens et des chai'latans peu\ent encore s'enservii*: mais, pour la majorité des esprits, les formules de la Révolution ne sont plus qu'une curiosité scliolastique, un jeu de logique déductive, une combinaison verbale de termes abstraits auxquels rien, ou piesque lien, ne correspond dans les choses. A cet égard, suivons la série des œuvres d'imagination depuis quatre-vingts ans, notamment les romans et les pièces de théâtre ; elles sont comme des flotteurs à la surface d'un courant ; on voit par elles la pente et la direction des esprits, ce qui agrée au spectateur ou lecteur ordinaire, ce cpi'il demande aux écrivains, quelle conception nouvelle il se fait de riiomnic. Comparez une comédie de Colin dllarleville, de Picard ou d'Ktienne avec une comédie d'Emile Augier ou d'Alexandre Dumas, et voyez comment le personnage de convenlion. si creux, si factice, si peu caractérisé, véritable être de raison, est devenu un homme réel, complet et vivant. Dans les romans la dilférence est encore plus frappante; après ]a Nouvelle Héloise, de Rousseau, api'ès Delphine et Cof'inne, de Mme de Staël, lisez les grands romanciers contemporains en France et à l'étranger:
308 COI'.UESPONDaNCE
c'est dans ce genre littéraire que l'on aperçoit le mieux, mieux que dans l'histoire et dans les sciences sociales, la distance immense qui sépare la conception classique et notre conception moderne, l'homme abstrait, réduit, appauvri jusqu'à n'être plus qu'une unité ou un zéro, et l'honnue total, infiniment composé et complexe. A côté des monographies historiques et positives que vous rassemblez selon la méthode de M. Le Play, il y en a d'autres en partie imaginaires, mais non moins instructives; en tout cas, elles sont suggestives, car, lorsqu'elles sont faites avec conscience et avec génie, elles nous montrent ce que l'observation proprement dite ne peut atteindre qu'impai'1'aiteuient et n'ose exprimer qu'avec doute, je veux dire l'inlérieur de l'honnue, le jeu des sentiments et des idées, les profondeurs de l'esprit et de l'âme ; Balzac en a fait trente ou quarante, et lorsque j'avais l'honneur de causer avec M. Le Play, josais parfois lui indiquer comme des collaborateurs, du moins comme des illusti'aleurs de son (ouvre, George Eliot, avec sa peinture do tout un district anglais dans Middlemarch ; Ivan Tourgueneff, avec sa peinture des paysans russes et des jeunes gens russes dans les Récits d'un chasseur, dans Pères et enfants, dans Terres vierges; Gustave Flaubert avec sa peinture d'un village normand dans Madame Bovary.
« I,K l',K(;i\ll'; MODIlliNK ». I,A MAI.AItlK KT I.A M(ll;T 70.)
A MONSEIGNEUR d'iIUI.ST'
r.iris. Il iiKii 18',I0
Monseii-iieur,
Je sorai très honoré de recevoir votre visite jeudi procliaiii, et je serai chez moi à partir (h» trois heures.
J'ai hi avec attention les renseignements importants que vous avez bien voulu me comnmniquer. Au chiflie général et approximatif que vous me donnez pour Paris-, pourriez-vous en ajouter (|uel(jues-uns à propos de certaines paro'sses, Saint-Sulpice par exemple, Sainf- Kustache, la Madeleine, et par contraste la Villelte, le faubourg Saint-Antoine, ou tout autre quartier rouge (bien entendu avec le chiffie des habitants de la paroisse)? J'ai déjà ces deux chitfres pour Hilhuicourt.
Agréez, je vous prie, les sentiments de haute considération, etc.
.\ M. ANDRE CHEVRILLON
8 juillet 1890
....De Browning, sauf des morceaux de Ml à 1(10 vers,
je n'ai jamais rien goûté, excepté, bien entendu, The
1. Mauiice Lesage d'Hautecœiir dllulst, théologien et prédicateur, reciciir do l'Institut catholique de Paris, député, né à Paris en 1841, inoi-t en 1X96.
"1. Il s'agissait du chllFre des connnunions pascales.
"•'<• C.OlUîl.Sl'ONnANCK
liiiKj and Ihe Booh, qui est rriin bout à l'autre uu chefd'oHivre intelligible et suivi. Probablement dans le reste il va aussi du génie, mais ce qui empêche le lecteur de comprendre, c'est que l'auteur écrit sa pensée pour luimême, sans songer qu'il aura des lecteurs, sans pi'épaler, expliquer, sacrifier. Par exemple, A Deatlt in fltc Désert, après cent vers incomparables, me semble un rabâchage indéfini de la même idée monotone, comme d'une source qui s'épancherait sans songer qu'il v a des vases pour la recevoir....