‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 121 sur 136 · AI'1»EM)1(;E · texte numérisé non relu

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tioii (le 1800 (lonctionnaires, clergé enrégimenté catholique, Université), voyons les conséquences :

l'ente aux révolutions et instabilité du gouvernement, par l'insuftisance, encore pour un siècle, des sciences morales; distance des classes lettrées et des classes inférieures, déliance des secondes vis-à-vis des premières. Type français, incapable de voir beaucoup d'idées ensemble, j)rompt à la systématisation a pr'wr'i, el à l'action violente. Hostilité du clergé catholique à la science, surtout aux sciences morales. Centralisation, manque d'initiative locale et individuelle. Yoilà le mal.

Mais, grâce au petit module délicat et exact, aptitude à faire le grand pas dans les sciences, c'est-à-dire à dégager les éléments générateurs d'un ordre de faits (Descaries, géométrie analytique ; Jussieu, classification naturelle des plantes; Lavoisier, la balame et la nomenclature en chimie; bichat, les tissus; llaiiy, la classiticalion des ciislaux parles angles; Çuvier, les organes entant qu'utiles; Geolfroy-Saintllilaire, les parties en tant qu'éléments d'un type). A mes yeux, dans les sciences morales, ces éléments sont les types jtsychologiques (généraux ou individuels) et les éléments des types psychologiques sont les dominantes. — Donc, possibilité de faire très vite des pas très grands dans les sciences morales; si des savants, elles passent au public cultivé el de là aux classes inférieures, l'etfet peut être énorme.

Le principal effet sera l'intelligence et par suite la réibrme du vice essentiel de nos trois machines morales (Église, État, Université). Ce vice essentiel consiste en ce qu'elles désintéressent l'individu en supprimant son initiative et ]»artant n'utilisent ipie le minimum de sa force.

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