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III. Des coiiti'epoi<ls ou répressions contre l'omnipotence

1. Fautes essontiellos. l' Avoir délruil liiutorité centrale. — ±' Avoir créé romniiJoleiice locale.

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qui en toules mains, dans celles d'un individu, d'une assemblée, d'une majorité conduit aux folies ou aux vices (de là entre autres la nécessité d'association collatérale indépendante ou à peu près).

Aucune do ces conditions n'esl remplie dans la Con-^titulioii de 1791. Pour la première, point «le tète diriiieanle }tar l'alt'aililissement du roi, qui n"a pas l'initiative des lois: de plus jioinl de ministère etlectif ralliant la majorité de la (Ihandjre, puisqu'un député ne peut être ministre ; point de direction par le roi, ni les ministres, ni l'Assemblée, puisque les fonctionnaires sont élus.

Pour la seconde, tous les chefs et sous-chefs locaux et iiénéraux (sauf le roi et ses ministres si nuls), à l'élection, choisis presque sans conditions d'éligibilité parla multitude, restant très peu de temps en place; nulle indépendance, ils sont nommés par coteries grossières, leurs places sont jieu désirables aux gens d'élite.

Pour la troisième, l'Assemblée presque saii.s contrepoids par l'alfaiblissement du loi; dans cha<iue département ou comnmne. faible contrepoids aux abus du pouvoir des administrateurs, puisque le roi ne peut que suspendre leurs arrêtés. (Contrepoids nul à la majorité (ou minorité) bi'uyante et active qui vote seule, et choisit à son poùt tous li'S administrateurs et magistrats disposant de la force année.

Au total la Constitution établit ronmipotcncr de la portion faiialique, agissante, grossière de la nation.

APPENDICt <>iô

Stipulations du pacte social.

Des associés ('laiil douiii's, cxpériiiieulaluiiieiil, si l'on regarde dans l'histoire les ditlerentes sociétés lumiaines cl notamment les primitives, on trouvera qu'ils ne s'associenl qu'en présence et sous l'impulsion d'un danger, et à l'eiret de s'en préserver. En général et dès l'origine, il s'agit pour eux : 1" de n'être pas tués, pillés, emmenés en captivité par un ennemi extérieur : donc il faut une armée; 2" de n'être pas tués, pillés, blessés, battus par un brigand intérieur : donc il faut une gendarmerie ; ô" un peu ultérieurement, de couper court aux différends des associés, les- ([uels différends, non apaisés, amèneraienl entre eux des voies de fait et des violences : donc il faut des tribunaux.

Armée, gendarmerie, tribunaux plus ou moins réguliers, improvisés, temporaires, voilà les organes essentiels élémentaires de l'Association.

(Exemples : Formation des Étals-Unis d'Amérique contre l'Angleterre.

Formation de la bande féodale contre les Normands et les brigands.

Formation des royaumes espagnols contre les Maures.

Formation de la France une contre les Anglais.)

Wus généralement, on peut réduire les organes élémentaires de la société civile à deux successifs :

1" Une force publique, troupe armée contre les ennemis du dehors et les brigands du dedans.

2" Ultérieurement des tribunaux pour apaiser les différends entre associés.

Je me trctmpc. Il y a d'antres buts primitifs, même dans

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l'associalion civile, par exemple, chez les Arabes de Mahomet, établir par la conquête le règne d'Allah, chez les Grecs et les Romains primitifs, adorer ensemble des dieux communs. — En fait, les stipulations réelles varient suivant le but qu'on se prapose; ce but varie selon le besoin du temps, selon ce que les associés en question trouvent le plus désirable, ce qui signifie qu'il varie arbitrairement et infiniment.

Il semble donc qu'on ne puisse trouver un but général commun à toutes les sociétés. Quant au but idéal, ce n'est jtas la peine de le chercher, le désirable en soi n'étant qu'une généralité vague et variant selon toutes les circonstances de temps et de lieu. — Pour un Thug, le but idéal était de tuer le plus possible; pour un nihiliste, il est de démolir le plus possible.

!1 faut donc faire abstraction du but, comme chose arbitraire, dans l'examen de l'association. Si au lieu d'association, je dis association civile, j'exclus simplement le but rehgieux, je ne précise pas ; pour préciser je suis obligé de restreindre arbitrairement ce mot civil, à ne l'employer que pour signifier la protection des personnes et des biens.

Reste l'essence de l'association, quel que soit son but; c'est une fourniture de services (quelle qu'en soit l'espèce), par chacun des associés, pour obtenir un but désiré par tous. Ainsi chacun gagne à cela et énormément. C'est donc un marché avantageux pour chacun, partant désirable, désiré par lui. voulu par lui. Ce marché sera dauiant plus avantageux, désirable, désiré et voulu par chacun quil lui prendra moins et lui donnera plusK Yoilà l'idéal du marché ou échange, abstraction faite du but que les contractants se proposent en le faisant.

Supposons maintenant que le but désiré et voulu soit la sûreté des personnes et des propriétés, ce qui est effectivement le plus grand désir parmi les peuples civilisés nio-

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