Voii' p. 55. lettre du l*^' mars 1X
2. Voir l'étude sur finriiir dans les ynuicaii.i l-^ssn/s de Crilifjue et d'Histoire. ^
5. M. Tîtine fit en tout six conférences sur ce sujet : Corneille et Racine, et les Mœurs sous Louis Mil et sous Louis XIV.
l^' Leçon. — Loi générale : les personnages du théâtre manifestent avec une exactitude supérieure les sentiments régnants. Hieux et héros chez Euripide, personnages correspondants à Athènes en 420. Personnages dans Lope, Calderon. etc.. et caractères en Espagne de lOOO -i 1700. Voynfjr do Mme dAulnoy: lettres de Mme de Villars.,
2'^ Leçon. — Les jeunes héros, les jeunes premiers, les cavaliers dans Corneille et sous Lo:iis Mil et la Fronde, d'après les Mémoires.
Tj" Leçon. — Les daiiie< et les viriix in ros dans Corneille et sous Louis XIII.
4" Leçon. — Biograpiiie> et jioriraits de Corneille et Racine, très bien préparés par leur caractère et leur vie à peindre ces deux mondes très différents. — Les jeunes premiers dans Racine «M sous Louis XIV.
5' Leçon. — Le roi dans Racine et Louis XIV. — Les confidents dans Racine et les courtisans sous Louis XIV.
H" Leçon. — L'idéal dans Racine et dans la société sons Louis XIV. Deux sortes de talents et d'excellences particulières à ce théâtre ei à cette société : l' l'art de bien parler; 2" Ihéroïsme délicat et discret ilieiue de.< murs littéraires du 20 juillet 1871 .
cniols, parmi cette population d'Oxford si choisie e( si cultivée, (jue la plus cordiale et la plus respectueuse sympathie. Si, au début de la guerre, trompés par les api)arences, les Anglais nous avaient attribué l'initiative des hostilités et nous traitaient, en conséquence, avec sévérité, ils étaient revenus à des sentiments plus équitables et tenaient avec soin la balance égale entre nous et nos adversaires; les autorités universitaires d'OxIord en donnèrent une marque déplus lorsqu'elles désignèrent à la fois pour le titre très apprécié de « doctorin jure civili, honoris causa », M. Taine et le chanoine Dœllinger'. M. Taine reçut officiellement le grade le 8 juin. Rentré en France quelques jours après, il put enfin s'installer à Cbàtenay où les siens venaient de rentrer, et il y rejirit le cours régulier de sa vie laborieuse et féconde.
A M Al) A M r: H. taim:
l»iin;iliclic 10 iii;ii'< jSTi. Id liriiiv< ,lii iii;itiii
Dejuiis la lettre de votre pèi'e d'hier au soir- la situation s'est fort empirée. — Nous sommes avec voli'e père MU bureau {\v> Déhala. qui est* vide, nous venons (le lire l(ms les journaux, {\o causer avec diverses j»erxtuues. Nous 10' savons rien au juslt». I/émeute semble
1. I.c Chanoine .leaii-Jo<epli-l^iiace DœUinger, célèbi-e lliéologicu liavarnis (ITUU-ISOO;, chef du vieux catholicisme alloniand. était ;dor? au plus fort de sa polémique contre le dogme do l'hifailliltililé du Pape et s'était concilié, jiar l'indépoudance doses idées religieuses, les sympathies très vives des proleslants et paiMirulièreinent de- Anglicans.
-1. M. Denuelle annonçait dans coWo tel lie le d/'Liu d<> linsnrreilion et l'assasinat des généraux I.ccoiiitc <•! (.lénient Thomas.
♦U CORRESI'O.NDA.NCK
avoir le dessus, beaucoup de soldats ont mis la crosse en lair. On m'apprend que le Gouvernement de Tliiers. etc.. vient de retourner à Versailles avec les troupes. — Paris est tranquille dans notre quartier, il a sa physionomie ordinaire"; s'il y a des barricades, c'est du côté de Montmartre. Cet événement est désolant, je n'ai pas besoin de vous en dire les conséquences. Le train venant de Tours a été arrêté hier à la gare de Paris; on a fait descendre et on a enmiené le général (Ihanzy*; on a visité les wagons, on voulait couper les rails.
Nous vous écrii'ons ce soir, les événements mai'chenl. cl peuvent miidilier la situation d'heur»' en luMue.
.\ AIAr)AME II. TAINE
10 mars, i hciii-p.'; du soir
lii r.(»uv('rnemeiit nouveau s'est installé à l'Hùlel de Ville, et appelle les citoyens à de nouvelles élections eommunales. Les n(Tms de ces intrus sont tout à fait incomms. sauf Assi-. JOnvritM' meneur du Creusol el Lullier''. le lieutenaiil d»' niaiine Ion. l/Assemliiéf rt tous les ministres sonl à \ersailles avec des ti'oiqx's. Aucune nouvelle d'eux: il est piMtbable que les insurgés
1. l.o géiU'ial Chaiizy. coii<liiit ;i la juisdii di' la Saiilt- à Ira vois iiiillo ilanf;ers, ne fut élarj^i (juc le '25 mars.
2. Assi Ailolplic-Aljtlionse . memlire de la Citmiiiinii- tle Paris, ué iii 1.^40, mon à Nouméa en 18N»'(.
.j. l.uUier Charles-Ernest . 18ô8-lSi(l.
(A COMMINL 65
oui (MMipc lo ((iiiiiiiiiiiicil ions. .Ii' viens de voir le so ri'i'liiiic uénéi'.il de riii>l('ii(lion |iul»li(Hi" ', il n',iv;nt reçu jiuenne insliiielion de \('rs;iilles.
l/iid;inlerie de li i:iie est liés mauvaise, et IValeinise loiil de suite avec les émeufiers. ^ous avons causé avec des uai'do nalionaiix dn |irejnier ai'F'ondisx'jnenl. à la Mairie. Ils ne pacliseni |»as avec rénieule, mai- ivlnsenl (("accepter d"Aiirelle de Paladines-, nn cliel' iioninK' par le Goiivernenienl. ils veident élire leiii' clid'. -Il va connivence ou élourdissenient uénéial de ceux (jui ne sont pas insurgés. Le siè<;e de Paris a liduhlé. e.\alt('; toutes les tètes.
Ijarricadesà Monliuarlre et autoui' de lllôlcl de Ville; uiais tout le reste de la ville, chez nous, les (juais, luc Uichelieu. rue i.afayelte, les boulevards, el<-.. sont comme à Tordiiiairc : i;aj>, animés ; inarcliands. lemjues en toilette, enlants, ^uroupes bavards, flâneurs.
J'ai vu (pianlité de ]jersonnes, 1 impi-ession est plutôt que ce gouvernement impiomjdu va s'user, <jue Montmail re est divisi' en plusieuis lactions, (jue les noms allir-liés soni de> c(»nipai"ses indiquant Ibésilation dv^ vrais cbels. Hlan(|ui', l'iourens ', jieut-élre Victor llui^o, Louis lllanc. — Le dan<iiM' est ({ue les Prussiens (|ui soid à Saiiil-Penis ne veuillent enli'cr.
I. M. Stniil-r.fiié-iiiill.iiidicr. <!.■ rAciMléiiiic IViiiiç;iisr (INIT- ISTU .
•1. Le -énér.-il .[ Auirlle fir l';iiadiiies (1S0M877 . ]<• v;iiii(|nciir de C.ituliiiieis.
.-. Illiiiiqui I..Hiis-Aii-ii>lr . ISII.VISSI.
1. l'IniH'ens tiusl;ivc . né l'ii 187.8, tm' ;i Cli.thm Ir .' ;.\iil 1871.
H'.lîK^lMlMlVM
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00 CORMKSl'U.MiANCi:
(Jiie foi'a l"As^.'iiibléo? — La coiirlii>ioii vi>ilil(', v'csl Paris déchu du son titre de capitale el la République p,.i.<^jin.- — la droite de fAsseinhlée va imposer au (iouverneiuenl une répression violente.
Il Tant <|uai;uile-huit heuics poui' «jue la coiileiii' des choses se décide.
A M ADAM i; II. IAI\i;
P;iris. lundi 'J(l iii.n-s. 1 liciiiv
l/énieute s'est installée à IHotel do Ville et aux ministères. — Elle convoque les électeurs de Paris pour nonuuer des conseillers, administrateurs municipaux, bref, une comnume. — lis j»arleiil d"ini Ion doux, accusant beaucoup l'Assemblée et le Pouvoir exécutif, mais leurs projets précis sont inconnus. — Aucune nouvelle instruction n'a été envoyée de Versailles. Pibon ', i\ur nous venons de voir, ne sait lien.
Dans Paris, rien d'inusité ; nous venons d'allei' Itoiilevard Saint-Denis ; on circule et on cause, les boutiques sont ouvertes. La garde nationale et l'armée- ont tout à fait lâché pied, et laissent faire. Anarchie tranquille et conqilète. Les deux gouvernements ont l'air d'avoir peur l'un de l'autre; la Poste a reçu le conseil d'expé-