I. On s.iil (|iu' lallaqiic n'ciit lieu que le 2 avril
)i. M. Jules Siinou était ministre Je l'iiistruction jtublique.
r. M |i(iii< Vîivton. associé delà maison Hacliette.
que d'autres avis ont été envoyés, et qu'ils ne se laisseront pas surprendre.
Le Comité n'a plus d'argent, il a volé les caisses des cinq grandes compagnies d'assurance, cent cinquante mille personnes sont parties de Paris, il va jouer son va-tout. J'ai prévenu M. Guillaume, je n'irai pas à Paiis lundi si le retour n'est pas sûr. Aujourd'hui déjà il parait certain que la ligne du Nord est barrée. Le développement de la situation les conduira d'ici à quelques jours à clore Paris et à prendre les riches bourgeois comme otages. Le Crédit Foncier est occupé par eux. — Partout le drapeau rouge; si par malheur ils triomphent demain et chassent lAssemldécdans huit jours les Prussiens seront à Paris, el, ce qui est pis, bien accueillis comme libérateurs après une Terreur.
A MADAMK 11. lAIM-:
i"^' avril. Orsay
Je n'ai reçu aujourd'hui aucune lettre; pas de journaux, la poste est toujours arrêtée à Paris. — Nous sommes ici comme dans une boite fermée, je sais moins de nouvelles que vous. — Je vais à la gare à l'arrivée des trains; j'ai vu aujourd'hui des voyageurs venant de Paris: le chemin de l'Est est fermé: le> insurgés ont demandé 10 pour 100 de la recette: i'efus. alors ils ont occupé la gare ; — il est clair qu'en fait
fl'Hruent. ils sont aux abois; — du reste faire à Paris une (ioiniiiune indépendante, c'est essayer de faire vivre une tète sans corps.
Un gendarme a porté mon avis à Versailles; mais il ny a pas eu d'attaques sérieuses; les insurgés nOnI fait que làter les troupes et ont laissé deux cents prisonniers.
M. Coml)es, directeur de l'École des Mines, vient d'airiver ici avec sa lille; .M. Pont, M. Flury-flérard ne vont |)lus à Paris. — Comme bai)(|uier, magistrat, etc., ils sont menacés; on parle de quinze cents personnes iiriétées à Paris comme suspectes. — Je crois de plus en plus qu'ils sont acculés; le sang n'arrive plus à la tète coupée, et alors elle meurt; mais avant de mourir elle peut avoir des convulsions.
Je voulais aller demain à Versailles. Impossible, sauf en faisant (piatre lieues à pied. Un omnibus part à sept heures du matin de Jouy-en-Josas, à deux lieues d'ici, un autre de Palaiseau à dix heures, et ne va (|n"à Uièvres.
A M. L)i:nll:llk
Ui-s;iy. r, avril 1871, tiialiii
Vous devez avoir des nouvelles avant moi. Cependant
voici ce que je sais. Hier, de dix heures à midi, nous
entendions les coups de canon et la fusillade. A six
heures, à l'arrivée du train de Paris, j'ai eu des rensei-
SO r.nliUESPU-NDA.NCi;
giienuMits |iiii' (l(Mix i»orsoniR'S, rime vciuml de r.nis, l'autre de Yoi'sailk's. — KngageiiienI noii |nrvii. insiiriïés mis en fuite par les feux du luoiit Valérieii, balaillons de la Coniniuno vii> cntranl en désordre dans les Champs-Elysées. Ils uni mis dix niiliailleuses à Courl)evoie, dans ratlenle diine allacpie |n»ur aujourdlnii. Le médecin du réf;inien! dei;endannerie a été pris par eux; plusieurs marins blessés étaient ramenés à Versailles dans des voitures. On a fait un assez grand nondjre de prisonniers. D'après cela, il semble que le dénouement va se hâter. Les trains du Nord et de l'Est ont recommencé à circuler. Oux d'Orsay ont circulé hier tout au soir.
Je vais ce matin faire ma leçon à Paris: r'e>l une question d'homieur ; saurenipéelienicnl pli\si(jn»', il l'aiil être à son poste.
J'irai demain min-lallt'i- a Cliàteiiay. Il e^l bon (jue la maison soit occupée maiiilcnnnl. Si rAssembléi^ a Ir dessous, ou si la solutinu larde, il parait certain (jue les Pi'ussiens reprendioiil lenis anciennes pnsiticnis. Or, ils ne respectent que (-('(pii ot liabilé par les propriétaires.
h'ailleurs. ayant des livies, je poinrai liavaillcr.
A M ADAM i; n. TAINE
Oi'.'^jiy. lundi ~>. S Jicnrrs «In xiir
Me voici de retour à (Jrsay, après avoir lait ma leçon
à Paris: M. Flurv-Hérard revient de Versailles: j'ai vu