Le GéiiLTHl llin'ault ;Jiisl-Frédéric
■2. Ilosscl (Luuis^, niicien élève de lÉcole itolyteciiiiiquc.délé^Mié à la fruerre, lusillé ù Sa tory, le 28 novembre 1871.
."», Dom]jro\\ ski, commandant la première armée de la Commune, tue le 2Ô mai 1871.
LA COMMl.NE 1(1"
Je temps iIl' l'aiic tous leurs prépai'.ilirs ; ils mil huiles les munitions nécessaires, ils sentent (jue leur l«'le est enjeu, et le pillage des maisons riches enti'etient les appétits. — A vrai dire, on ne jjeut lien prévoii- de la situation où nous sei'ons dans nn mois. — J'ai écrit à M. ^avin, à Versailles. p<»ui' av(ur des rensei^nenu'ids autres (jue ceux des joui'nanx. Je ne lis (pie le Gaiiloh.
A SA MERE
Tours, -JO ;iviil
Nous resterons ici plus hmgtemps que je ne croyais. Les personnes qui viennent de Vei'sailles et les letti'cs qui nous arrivent disent que l'insurrection ne sera pas de sitôt vaincue. Le gouvernement diffère pour ne j)as l'aire trop de ruines et fair(^ couler trop de sang; contre 100000 hommes aimés, tout à fait fous, et nuuiis de toutes les ressources militaires entassées par le siège, il faudrait une hatailh» teri'ihle dont le succès serait peut-être incertain. Les letti'es de Lihon à sa mère sont dans ce sens et fort tristes. — Je i-etourneiais tont île suite à Chàteiiay, si les huis du Sud et les llaiito- Druyères étaient aux mains de n(ts troupes, mais en ce moment les hond»es loinl)i'nt sur Sceaux et Fontenav. Je travaille à la hildinthèque avec des livres (pi'oii me pi'éte poui' nnin coui's d'dxfin'd. je lis Iteaucoup el copie les textes nécessaires.
104 C()IiRESr(»M»A>(:L
.J";ii iciicuiil rc ici un aiiiinljle hnininc. un jdiilologup «juc javois vu à I*aii<. .M. Ilracliel', (jui a (Hé le condisciple de llossel à la Flèche, ef le peint conum' ex- Irèniemenl dangereux. — ïj^s avis venus de Versailles disent qu'on ne pourra guère vttir l'ordre rétabli avani six semaines.
M. Yavin m'écrit de Versailles (|ue les dépèclies dv M. Ihiei's sont sincères, que nos troupes tiennent Iden. qu(^ la prise de Paris n'est qu'une aflaire de temps. Autre lettre de M. Larneire, à Paris, disant que les cours de l'École des Beaux-Arts sont suspendus.
A SA mi: HE
Toiii>. ÔO ;)vi-il
Je .>ui> )»ieu coulent (jue peisonne de iKjlre laniillene soit plus à Paris : c'est un pandémoniuni : la mère dune dame qui est ici, sortant de chez elle ces jouis-ci en robe très simple, a été apostrophée dans la rue par une mégère : o \ bas les aristocrates en toilette; on V(ius njeltra Ijieiitùt à bas. )>
11 y en a bien encore ])OUi' un mois; j'espère que nos tjoupes seront entrées d'ici là; mais la lésislance continuera dans l'intérieur de Paris, et que de ruines! Je n'ai aucun renseignement précis ni pailiculiei' à vous