‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 49 sur 136 · Id. ib. M. Moiikton Jliiiies. d("|.uis lord liou^liton · texte numérisé non relu

Id. ib. M. Moiikton Jliiiies. d("|.uis lord liou^liton

"». (irant Dulf [sir MountstOAvart Klpliinstono )!. P.. depuis putvernoiir de Madras, né en 1829.

i. I)(>puis l(»rd Arllinr lUissel. iVère du duc de P.edlord et cendre de la Vicomtesse de l'eyroimet diez qui M. Taine l'avait coniui.

IIS COI'.IŒSPOMIA.NCK

Cornélis de ^ViU, que j'ai rencontré an sorfii- de chez Uenan, pense que l'assaut aura plutôt lien lundi ou mercredi. — J'ai eu vingt conversations en route : avec lleuzey' jnsqu'à Cliantilly (la maison de son beau-père à Auteuil vient d'être écrasée d"ol)us et ensuite pillée); avec un cliei" de bataillon du VF arrondissement l'uiiilir, le seul qui m'ait donné dt^s détails précis et appnyés de faits. (Environ cent mille insurgés aujonrd'hni, dont rininiantemille étrangers ou non inscrits sur les cadrespendant le siège, — idée très ancrée dans beaucoup d'ouvriers gardes-nationaux, qu'après la victoire, ils se partageront les biens des absents.)

M. Haye viendia probablement ce matin m'a})poiter nn énoi'ine j)aquet d'épreuves: je ne suis pas encore déridé à aller chez Sir .John (liark''. j'aurais peine à me remuer. J'ai un verre de bière devaiil moi, je vais boire en lumant à la flamande, J'aspiri' à la vie des vaches de Paul Potter.

A MADAMi: n. i Al\E

I)iiu;inrlie soir. '21

Visite de M. Arthur Russel chez qui je déjeune aprèsdemain, visite chez (Jalland qui élait à la campagne.

1. M. I>éûn lltîiizcy, membre de fAcadémie des InscripLidiis.

'2. Dans ce nombre il y avait beaiieoiip de repris de justice. A Tours où, en 1870, on comptait plus de cent hommes en surveillance, trois seulement répondaient à l'apiiel vers le '25 mars.

j. Voir tome II, p. '205.

I,\ t.dMMlNK 11'.)

visite chez (Jark chez (|ui je diiie demain. Clark m'a prié de l'accompagner dans une visite chez M. Van de Weyt^^', ministre de Belgique ici; il avait la goutte et nous a reçus dans son lit. Tous deux sont d'accord sur les sentiments des classes ouvrièi'esdans leurs pays, sentiments si opposés à ceux de nos ouvriers et paysans. Kii lielgique, en Angleterre, s'il s'agit de faire un choix, di> nommer ipielqu'un, d'avoii' un avis sur une question politique, le paysan ira volontiers consultei- son propriétaire, et l'ouvrier son patron ; cela encore plus aux Pays-Bas qu'en Angleterre (je cite par contraste la candidature de M. Benan à Lieusaint^). M. Van de Weyer. étant jeune, va porter une lettre à M. Van der Sti'oet.un des grands personnages de la Hollande, d'une très ancienne famille. « Si vous voulez le rencontrer, allez à cinq heures à tel estaminet. » — 11 y va, trouve son grand seigneur en train de jouer aux cartes avec son coiffeur. Le coiffeur n'en était pas moins respectueux le lendemain en f^iisant la ]»arhe du seigneur.

Encore aujourd'hui à Bruxelles, à l'auberge du Corbeau, les plus grands personnages vont dîner par plaisir à une table où se ti'ouvent des tailleurs, etc. Giands et |)etits sont ensemble dans la même association chorale ou autre, et se réunissent familièrement. Mais on n'v li'ouve pas la jalousie, le sentiment niveleur du Français.

Aux dernières élections, des avocats, des notaires fort riches, demandaient les voiv poui' élit' sénateurs, ils

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