Où étnit située la ninison de campagne de M. Iteniielle
Tous ces symptômes rendaient chaque jour M. Taino plus soucieux; bientôt des nouvelles alarmantes commencèrent à liltrer à travers les mailles du mensonge officiel, et enfin les tristes journées de Wissembourg et de Reichsofïen* ouvrirent les yeux aux plus optimistes. En apprenant ces désastres, la première pensée de M. Taine lut de rentrer à Paris avec tous les siens, pour y subir le sort commun; il alla se présenter à la place pour demander, malgré sa mauvaise vue, à être incorporé dans la garde nationale ; mais il était en ce moment tellement soufTrant que le médecin-major refusa de le prendre et l'engagea à s'éloigner de Paris. Chàtenay n'était pas possible comme séjour définitif; en cas de siège, on y était pris entre les lignes ennemies et les feux du fort de r.hàtillon; de plus, le village est dans le département de la Seine: tous les hommes valides reçurent bientôt l'ordre de rentrer à Paris pour la garde nationale, et leurs familles les suivirent ; le pays fut complètement déserté et devint inhabitable vers la fin d'août. Cependant M. Taine et son beaupère, qui avaient offert à la Croix-Rouge la maison de Chàtenay et leurs services personnels, songèrent un moment à y revenir; mais la Croix-Rouge, elle-même, renonça à toute installation hospitalière de ce côté, pai- suite de l'évacuation générale.
Dans les derniers jours d'août, après la capitulation de Vitry-le-François (25 août), ces messieurs décidèrent de conduire les femmes de leur famille à Tours, où un proche parent de Mme Taine, M. Le Libon-, allait }»rendre, sous les ordres de M. Steenackers, la direction du service des postes. M. Taine pensait revenir à Paris pour essayer de s'y rendre utile, malgré le triste état de sa santé : la maladie d'un membre de sa famille le relinl. ei (|naiiil il partit enliii le