II. imm:. — <:oi'.i!ESi'ONnAM;i:. lit. iO
140 C.ORRESPOMIANCK
nininblc. — Son tVère Thomas Aiimld, f|iii liiihil<' ici. m'a )'nMiy('' mi jH'lit livre fréléfrants extraits avec notices »'t préfaces comprenant toute la littérature an.irlaise. Mots tort polis dans sa lettre pour mon iïros livre.
Le reste de la soirée a été employé avec des jennes 111 les à qui on m'a présenté, entre auti'es Miss Arnold', à «•nié de qni j'étais à table, n A reri/ rlever (jirl- », m'a dit M. Jowelt en m'anienant à elle. - Virifit ans environ, lort iiéntilic. Iiahijlt'e avec pnit,c(' qui oi rare ici (une antre était (Moprisonnée dans le j>lns l'-tianiLie tuyau de soie rose), née en Anstralie cl élcvt'e là jusqu'à cinq ans. Sait le français, lallcniand. lifalicii. •■Iiidic de|tnis un an le vieil espagnol dt^ l'épocjnc du Cn\ et le lai in. pour comprendre les vieilles cluoni(|iies dn moyen àue; passe toutes les matinées à la Dodleian Lilirary; ti'ès instrnile cl sinqilc et encoi-e jenne Mlle: à la fin. moi faisant tonjours la plus douce j»alle di' \e|oni>, elle a lini pai' me laisser savoir qn'elle écrivait poni' Mac Millan's Matfazine un aiticlc ^rtidulen arficle) sur les plus anciennes romances du lomancero. — Très liée avec Mme Paltison'*, fennne du master of Lincoln, cette jeune femme de vin^ft-six ans, mariée à un homme de cinquaiile-cin(| à soixante. l!elle-ci r>\ ii-ès curieuse. Fille d'un han({uitM\ passionnée pour toutes les occupations desprit, elle vient d'aller à Londres jtour écouter
1. Miss Arnold, tille de M. Thomas Aniold est iii.Tinlen.mt Mrs llumphrey Waid. auteur de linhnl El^ninr. fjuhf iSotr.^ .Iniirjhler. etc.
•ï. Une .j(Mnie lille tivs intelli^'^ente.
Ti. Depuis lady Hilke décédée eu VM\i).
[.A (•.(lAnilNT. Wl
Tarliill'c (Ml IV.iiK'.iis, suit qiiaiilit(' de langues, tivs versée dans la peiiihire. |)eiiil (dle-mèiiie, écrit des articles de critique d'ai'tdans V Acadejujj ci \o Satnrdajj, connaît pai'ticulièreuient la peinture fi'ançaiso modei ne. apprend le violon pour ajoutei' au piano qu'elle sait déjà: travaille huit ou dix hcnires par jour, son mari de inème; ils ne se voient qu'aune heure, et le soii* se remettent encore à étudier. Toutes ces jeunes dames et quelques gentlemen forment une soci(''té de ci'oquet. Ils ont loué un terrain et se délassent à jouer deux heures par joui*. Cette jolie jeune Mme Pattison est le leadun/ m'ind^ de la société féminine d'Oxford dans W domaine de la littérature et des arts, comuie Miss Smith dans les œuvres de hienfîiisance et d'éducation. — Pour s'(^xcuser de son article, Miss Arnold m^' disait : « Que voulez-vous? tout le monde ici lit, ('crit, ou fait [\{')^ lectures: il faut hien suivre le courant; dailleurs cela occupe, et la bihliothéque est si belle, si commode I » Pas du tout |»édante; c'est le ti'op-plein de jeuuesse et (l(î force intellectuelle. — Mais dans tout ce que je lis ou entends, je ne vois mdie part le fm sentiment littél'aire, le don ou l'art de comprendre les Ames et les passions éteintes. Us ne sont guère (pj'érudils et solides, — par exemple M. Freeman^ qui l'el'ait la c(mquéte normande d'Augustin Thierry.