‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 81 sur 136 · Maflaine Tnino :iv;iir rojoint ?on prTo en Italie · texte numérisé non relu

Maflaine Tnino :iv;iir rojoint ?on prTo en Italie

M. Pitt. — Mon piuchain livre sera singulier, très anticlérical et trè> anti-révolutionnaire; on va me tonijjer dessus des deux côtés; mais j'ai bon dos....

A MADAME II. TAINE

Cliiileiiity, "il iiuir.-^ 1^!72. jour de P.'kjlics

B. a appris p5r une voie sûre, et que je ne puis vous indiquer par lettre, la conclusion du traité entre l'Italie et la Prusse. C'est une alliance offensive et défensive contre la France, au cas où elle voudrait intervenir pour le pape, avec perte pour elle, en cas de défaite, du comté de Mce et même de la Savoie. Cela est grave et triste, mais aura peut-être l'avantage de mettre du plomb dans la tète delà Droite, au cas oîi elle arriverait au pouvoir. Il parait que l'avènement des d'Orléans est aussi redouté en Italie que celui du comte de Chambord. Dans une réponse au prince Napoléon, il y a (jiiatre ou cinq ans, le duc d'Aumale a dit qu'il fallait maintenir le pouvoir temporel du pape. — J'espère pourtant que tous les pailis liiiirunt pai' comprendie que pendant dix ans la Fi'ance doit faire le mort.

J'ai porté hier les journaux à l'instituteur; il en est fort reconnaissant. Nous avons renvoyé la pétition poui' l'instruction obligatoire au Temps, avec une douzaine de signatures.

J'ai relu tous ces jours-ci, et par grosses masses, dans

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Voltaire, Montesquieu et Rousseaii. — Ce sont de bien grands inventeurs, des génies; quelle dislance entre eux et les tristes demi-sots, demi-fous de la Révolution :

Je reeois c froni tlie American Inslitute ot' arcliilecls » un brevet de membre honoi'aire. Si cela continue, ce sera drôle; vous savez que je suis déjà docteur endroit civil delLniversité d'Oxford. J*ai reçu un autre envoi' américain, non moins llatteur et plus étonnant ; mais il faut que j'aille à Paris pour savoir s'il est sérieux; je vous en parlerai ensuite.

J'ai liasse mon jour de Pâques seul avec mes livres; je mériterais l'épitaplie de la dame romaine : « elle resta au logis et fila de la laine ». J"ai lu de la géométrie analytique et un roman de George Sand; jai fait un assez bon pas dans l'étude détaillée de mon premier chapitre. — Une lettre de M. RaeS avec un exemplaire de sa traduction des Notes sur VAnçileterrc: la préface est très aimable pour moi, et je vois que la publication du livre dans le DaiUj news a été une réclame énorme poui' rinde. l'Australie, le Canada, les États-Unis, etc. 11 a corrigé et amplifié ce qui regardait Paradol, mais il continue à être froid pour About. Les grâces fines, charmantes, gaies de ce style lui sont invisibles.

J"ai déchiffré Roméo et Juliette de Gounod; c'est compliqué et pas toujours distingué.

1. In envoi d'ai'iJ^eiiL bénévole de rédileur. 'J. Voir p. 101.

Al'KES LA GLEUI'.E lU'J

A MADAME H. TATXE

Cliàlenay. 2 avril 187'2 Je suis allé aujouril'hiii à Paris, j'ai vu dans la rue ou chez eux, Charles Clément \ Sarcey, M. Templier, Dufeuille^ Clément dit que Gleyre^ va beaucoup mieux, mais il esl toujours chat sauvage; le mot de Clément est : (( lia besoin poni" son bonheur d'avoir toutes les misères de la vie de vieux <» arçon, o

On m'accuse d'être l'auteur d'Un séjour en France. Je suis allé à la biblioliiéque prendre le numéro du catalogue, et je l'ai envoyé à Hachette pour une seconde édition. — En même temps, quoique la bibliothèque fût fermée au public, j'ai i)U prendre cinq volumes dont j'avais besoin en ce moment.

Lettre du niarquis de la Rochejacquelein % me reprochant d'avoir dit que M. de Barante avait collaboré notablement aux souvenirs de sa grand'mère, la mar- (piise de la Bochejacipielein. J'avais parlé d'après une déclaration de M. de Barante lui-même, mais je ne puis me rappeler où je l'ai lue.

J'emploierai les semaines que je passerai à l^aris à lire aux Archives et à la nibliothèque. En ce moment je

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