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c(! nV'bl })as pMi' préjugé IVaiiçais, car Touiguéiiiel, le Ilussi', jiie parait auî^si un écrivain de premier ordre. Un pilerait ensemble tous les auteurs allemands dans un mortier sans en tirer une goutte de son suc et de sa sève: en général, voilà ce qui me dégoûte d'eux; sauf en vers et notamment dans la })oésie lyrique, ils ne savent pas écrire. Le Williem Meister de Go'lhe n'est pas, pour le style, supérieur à Mme Coltin.
Mais je m'amuse à bavarder avec vous. Pour v(»u> montrer que mes félicitations sont sincères, je vous soumets une critique. Vous mettez presque toujours la biograpbie et le portrait moral d'un auteur après Texamen de ses écrits; il me semble ({ue l'inverse est meilleur. Mais ceci n'est qu'un détail de plan, pour le reste, je comprends votre succès; l'ouvrage acbevé sera la psycliologie de tout notre siècle; cela est aussi grand qu'intéressant. Permettez-moi de vous conseiller, en un sujet si brûlant, l'attitude du spectateur abstrait; vos coups seront d'autant plus perçants que vous paraîtrez au-dessus de toute polémique; ilfnut partir de ce principe que vos adversaires n'existent pas, ou mieux encore, que votre domicile est dans une auli'e planète. Acceptez, mon cber Monsieui', avec mes remercîmenls sincères, l'assurance de toutes mes synq)atlii('s.
t/.\N(;iE> r;i;(.nii. ^hi
A M. Al.L.\AM)liL KLMLIJ.L:
l.i' Tliofoii. 1'' aoiU 187j .Mon cher ptTi'.
Merci du reiiseigiiemL'iil ((iic vdiis inc doiim'/. sur le Collège de France. J'avais couru la cliose couuue |k»sible aussitôt après avoii' aj){tris la mort de IMnIarèlc Chasles; mais après avoir rétléclu, j'ai perdu loul désir davoir celte placée — Elle est bonne quand il s'agit d'hébreu : Renan pense à sa leçon une demi-heure avant de la faire, et passe son temps à expliquer vingt Hguesde texte. Pour les chaires de Httérature moderne, il en est autrement. Ce sont des conférences littéraires, des articles de revue, à débiter devant des oisifs du monde ou des étrangers curieux: il y a ciiMiuautc leçons par an, et tous les ans le sujet doit être nouveau. - (In s'y absorbe; impossible de faire autre chose, et l'on dépense toute sa force pour occuper agréablement des déstt'uvi'és. L'esprit actuel de l'enseignement est tout à fait faux et dévoyé. — De plus, personnellement, j'ai donné en ce genre le meilleur de ce (jue j'avais dans res|)rit. je ne veux pas ressasser encore une fois Vllis- (oire (le la lillrraliire nin/lnisc. Un pareil cours n'est idércssani à faire que lorsqu'on prépare un livre : or, le mien est fait, et je n'ai pas (Mivie d'en entreprendre
1. tJllt•UllR■^ :iiiii> (II' >I. l'.iiiic sdii^v.-iioiil à le présciilrr ;in (■.(illé^c de France |>(mr ia cliaii'c Naraiilc de i.illt'ialui-f éli"iiiuère, (lui l'ut ntlrihiiéc à M. (iuillaiiiiic (iiii/ol.
'Ih-l CORRESPONDANCE
un auliv de iiièiiie espèce, par exemple une histoire de la littérature allemande ou de la littérature italienne; je suis entré dans une autre période de mon développement: je ne pense plus qu'à la politique et à la philosophie; je ne veux pas me détourner de ma Révolution française. Il y a quinze ansj'aurais aspiré à cette chaire; maintenant, il est trop tard.
A M. jl"i.l:s souhy
Le TJ)Oi"on. 1"» ;ioùt 187Ô
Mon cher Monsieur,
Vous avez l'ait dans te Temps une étude considérahle et bien intéressante, et la fin, comme le commencement, montre le poète qui complète en vous le savant. Vous avez mis en tête le titre de mon livi'e^ et vous avez eu l'obligeance d'en faire mention plusieurs fois; c'est beaucoup d'honneur pour un ouvrage psychologique d'être cité dans un exposé physiologique: dorflinaire les biologistes nous ignorent et ne supposent même pas que nos recherches puissent avoir quelque utilité.
A cet égard, malgré toute votre bonne volonté, vous avez, ce me semble, suivi sui" un ftoint la pente de votre