‹ Sa vie et sa correspondanceChapitre 116 sur 141 · Voir la note p. oi · texte numérisé non relu

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Jo crois qu'elle ne l'est pas, et que les philosophes de l'école se laissent duper par des mots. Le seul homme qui ait discuté la question avec de bons arguments, est M. Renouvier; et toute sa preuve est tirée d'une conception mathématique et métaphysique, l'impossibilité d'une séi'ie inlhiie, et la nécessité d'un commencemeni, en soi'te que sa thèse de la libellé humaine n'est ([u'une application de sa doctrine générale sur les origines et sur les lacteurs initiaux. — Vous voyez, monsieur, ma difficulté; quelle que soit mon estime pour votre talent, vous trouvez en moi un adversaire; non seulement je vous contredirais sur la question abstraite, mais je vous attaquerais sur les conséquences; selon moi, si l'on nie la détermination absolue des volitions humaines, il n'y a plus de science morale, plus de prévision ; si l'homme peut améliorer sa condition, son esprit et son âme, c'est seulement parc(> que les événements internes sont rigoureusement et mutuellement dépendants; la connexion des faits qui nous donne notre empire sur le monde physique nous donne aussi notre empire sur le monde moral.

Veuillez donc, monsieur, agréer mes excuses en même temps que mes remerciements, et me pardonner si je me renferme dans mon rôle naturel de sympathique et tacite contradicteur.

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