REGINA CŒLI, COUVENT DE CARMÉLITES DANS LA LUNGARA
— C'est le premier couvent que j'ai vu à Rome, et j'ai été bien aise de commencer par les Carmélites, juste et libre hommage que je rendais à sainte Thérèse, leur fondatrice. On est tellement saisi, à Rome, par l'impression du néant de toute grandeur humaine, qu'on est plus préparé qu'ailleurs aux sacrifices du dévouement chrétien. On s'y familiarise avec les voies extraordinaires, comme on dit^ voies si simples et si nécessaires aux yeux de tout ce qui croit ! Les saints qui ailleurs ne sont presque que des types, des êtres fantastiques dont les vertus idéalisées se perdent dans une perfection qu'on ne peut ni suivi^e. ni imiter, à