AU COMTE DE MO.XTALEMBERT
(I Dieppe, 2 septembre 1831.
» Certes, tous les gémissements nous sont
permis : en nous, autour de nous, nous avons de grands maux à déplorer; mais je ne crois la foi ni morte, ni mourante. Il me semble seulement qu'elle est précisément aujourd'hui dans la position où autrefois était la science, c'est-à-dire que, retirée des masses, elle se concentre avec plus de puissance, de sincérité et d'éclat dans les individus : le vrai progrès des lumières, dans ce qu'on appelait les siècles d'ignorance, remplaçait leur dififusion. La répartition est différente sans peut-être que la masse de foi dans notre siècle soit altérée ou amoindrie ; et. si