M A DAM F. SWF/rcillXF
« Fleury.
» Donner trop d'attention au nombre et à la diversité de mes souffrances : faiblesse sénile, amollissement de la volonté. »
« Vendredi, 17 juillet.
» Journée la plus terne , la plus vide possible. Journée lacune ; rien d'accompli ; prostration de forces; de bonnes choses en tant que souffertes en silence. »
C'est ainsi que M^^ Swetchine , les yeux toujours fixés sur le but éternel, s'en approchait rapidement. Elle se proposait d'achever à FJeury rautomne de 1857, lorsqu'elle reçut la nouvelle que deux de ses neveux, le prince Grégoire et le prince li^ugène Gagarin, venaient avec leurs familles passer quelques semaines près d'elle. Ils lui demandaient instamment de les recevoir dans sa paisible retraite.
Avec son abnégation ordinaire , Mn^e Swetchine s'y refusa. Quoique ses deux nièces lui fussent bien connues par l'élévation de leur âme, et leur tendre attachement, elle ne voulut point, en vue d'elle seule, retenir à la campagne deux jeunes femmes et de jeunes enfants ; elle rédurant l'émigration , M. de Cheux, ancien page du conite d'Artois, qui porta plus tard le nom de Saint-Clair, pour se distinguer de diverses branrlies de sa fomille, nombreuses en Normandie. Elle se fit catholique après son mariage , vécut et mourut en France , donnant les exemples de la plus haute piété. Sa petite-fille, la comtesse de La Ferrière-Percy, fut tendrement aimée par .M"»»^ Swetchine.