‹ Sa vie et ses œuvres; (volume 2)Chapitre 204 sur 207 · DE MONTALEMBERT · texte numérisé non relu

DE MONTALEMBERT

que je puisse, sans afiectatiou et sans singularité, exprimer ces vœux? — Et alors elle me présenta, sur une vieille feuille de papier à lettre, les ligues suivantes, datées du 27 novembre 1851 : « A peine mes yeux fermés, je de- » mande à être déposée dans ma chère chapelle. On m'y » gardera deux jours, après lesquels on me portera à » Saint-Thomas-d'Aquin, où, pour mon sei*vice, je de- » mande une messe basse, et dêtre le même jom* déposée » dans le caveau pour être emportée et présentée le len- » demain à l'église de Montmartre, où je désire qu'une » messe soit dite pom' le repos de mon àme, à l'issue de » laquelle on m'enterrera au petit cimetière de l'église de » Montmartre, à la place déjà préparée à coté de celle de » mon mari. Je demande qu'on couvre ma tombe d mie » pierre semblable à la sienne ; on y gravera une croix, » mes noms et prénoms, avec la date de ma naissance, » celle de ma mort, et au-dessous les paroles du psaume : » Domine, dilexi decorem domiis tuœ et locwn habita- » tiunis gloriœ tuœ. J'exige que le corbillard qui me » transportera soit des plus simples; j'interdis formelle- » ment toute espèce d'appareil, et en particulier les ten- » tures de la porte cochère et au portail des deux églises, » comme aussi les billets de part, soit pour inviter à mon » convoi, soit plus tard pour amioncer ma mort ou le » service du bout de l'an. »

B Lorsque je lui eus affirmé que ces dispositions avaient un caractère qui ne serait certainement méconnu par personne, elle en parut vraiment soulagée et me dit : — Eh bien! emportez ce chiffon de papier et commencez votre travail par là, puis revenez tous les matins à midi, et chaque jom* nous avancerons. ^laiiitenant je suis tout

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