DE MONTALEMBERT
» Presque au même instant entrèrent le prince et la princesse Eugène Gagarin, avec leurs enfants. Les deux petits garçons, l'un âgé de 12 ou 13 ans, l'autre de 10 ou 1 1 , étaient toujours l'objet de ses plus tendres caresses. A leur arrivée à Paris, ils lui avaient parlé de deux jeunes Grecs, leurs compagnons de vovage, et ipii étaient bientôt devenus lem's amis; mais la famille grecque s'était arrêtée à Marseille. — Quand vos jeunes amis seront arrivés à Paris, avait dit M™^ Swetchine à ses petits-neveux, avertissez-moi, et je vous réunirai à goûter sur ma terrasse. — Les jeunes Grecs étaient arrivés, les petitsneveux avaient averti leur tante , mais c'était un de ses jours de plus cruelle souffrance et elle n'avait rien répondu. Ce soir , en les vovant entrer, elle leur dit : — Vous croyez peut-être que j'ai oublié votre goûter sur la terrasse ? Pas du tout, j'y songeais sansrieu dire. Ce sera, si vous le voulez , pour après-demain , lundi ; seulement la question est de savoir si lundi c'est moi qui serai à Paris.
» Le P. de Pont Levoy, sou confesseur ordinaire, était absent; le P. Souamier le remplaça. Elle se mit en mesure de communierle dimanche matin. M. etM™eCochin, Mme de La Perrière, qu'elle n'avait pas encore revus, assistèrent à cette messe. Elle les reçut et leur parla avec effusion. Après midi, la duchesse de La Rochefoucauld arriva de la Roche-Guyon ; elle la reçut une première fois, la fit éloigner pour le lavage de ses jambes sur lesquelles elle suivait avec flegme . comme tout autre symptôme , les ravages de la gangrène . puis à quatre heures se fit poser sur son canapé et rappela près d'elle la duchesse de La Rochefoucauld et M"e de Pomai*et. J'étais