‹ Sa vie et ses œuvres;Chapitre 12 sur 46 · XL · texte numérisé non relu

XL

Je ne reconnais au catholique qu'un seul droit. c>st celui de faire mieux que les autres.

Pour n'avoir plus à vaincre les dangers qui font périr la plupart des hommes, les saints ne sont cependant pas exempts de combats. Le monde a volé à la vie intérieure la loi qui voulait qu'on ne se mesurât qu'avec ses pairs. Chacun de nous a un ennemi digne de lui. et cest avoir beaucoup gagné que de n'avoir plus l'ennemi de tout le monde.

XLVUl.

Je veux bien quou soit un sai/it, luais je veux ([u'on soit d'abord et superlativement un honnête homme.

La racine de sainteté est santé. Il faut pour devenir sainte qu'une àme soit saine. On se baigne d'abord, et puis on se parfume.

Il y a d'admirables exemj)les qui, transportés par les faibles et les imparfaits dans la voie où ils marchent eux-mêmes, se transforment en pièges.

Dieu, par aucune de ses révélations n a voulu flatter notre curiosité. Ce qu'il révèle à Thomme,

c'est la lin quil lui assigiio, ce sont les inoyeus de ratteindie. Le dogme et la morale sont la partie essentielle de ces moyens.

LU

Dieu a liM'é à l lioniuie la matière première : il crée le monde et le lui donne à achever. L'homme ne commence rien, mais il développe et continue tout. La parole lui est donnée, il invente récriture; rOcéan, en sortant des mains de Dieu, séparait les continents, par l'homme, l'Océan n'est plus que la plus large des voies ; la terre lui est livrée incuUe, souvent ingrate, il l'aplanit et la féconde; il a greffé le sauvageon. Dans l'ordre du salut, les souffrances des fidèles achèvent et complètent la passion de Notre Seigneur.

Page 1