‹ Sa vie et ses œuvres;Chapitre 35 sur 46 · A.U COMTE ALBERT DE RESSEGLTER · texte numérisé non relu

A.U COMTE ALBERT DE RESSEGLTER

AU PRIME AUGISTIX GALEIZIN

HOMMAGE HECÛNNAISSANT

A. DE FALLULX

Le lecteur est déjà averti que rien de ce qui fut écrit par Mn^e Swetchine n'était destiné à la publicité; je crois devoir le répéter à ceux qui vont commencer la lecture de ce véritable Traité de la Résignation.

Jamais cette âme incomparable ne s'est montrée plus à découvert que dans la plupart des pages suivantes. La plus fine observation des choses de la terre y brille à côté de la paix anticipée du ciel; des traits dignes de La Bruyère y abondent à côté d'élévations dignes de S. Augustin. La faculté de vivre à la fois de la vie du monde et de la vie de Dieu, sans avoir besoin d'aucun effort pour passer d'une sphère à l'autre, ne s'est jamais montrée avec un caractère plus touchant et plus original, plus séduisant et plus utile. On peut dire d'un seul mot, à ceux qui ont connu Mi"^ Swetchine, qu'ils vont la retrouver elle-même tout entière.

Malheureusement, cette œuvre n'est qu'une ébauche. Personne ne pouvait essayer de l'achever à la place de son auteur. Certaines transitions manquent, quelques points de haute spiritualité sembleront peut-être insuffisamment préparés ou éclaircis; il importe donc de se souvenir queM^n^ Swetchine, n'épanchant sa pensée et son cœifr que pour satisfaire et pour éclairer sa conscience, ne s'est point préoccupée d'initier graduellement l'esprit des autres à son point de vue.

On a lu tout-à-l'heure (1) : « Ecrire au crayon, c'est comme parler à voix basse. » On aura donc une juste idée de l'intention intime qui a présidé à celte composition, quand on saura que plus de la moitié de ce manuscrit inachevé est tracé au crayon.

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