‹ Sabine de Ségur, en religion sur Jeanne-FrançoiseChapitre 105 sur 116 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

neuf heures. Agenouillé près d'elle, son frère bénissait au nom de Jésus, de la sainte Vierge, de saint François de Sales, chacun de ses soupirs, qui s'échappaient de plus en plus rares. Enfin, sous une dernière absolution, il sentit la main droite de la mourante qu'il tenait dans la sienne se raidir dans un effort suprême de l'âme contre la mort. Il appliqua le crucifix sur les lèvres de la sainte épouse de Jésus-Christ, et elle rendit, sans autre secousse, son dernier soupir.

Tous récitèrent en sanglotant le cantique d'actions de grâces de la sainte Vierge, le Magni- Son frère lui ferma les yeux, l'embrassa et la bénit une dernière fois. Sa mère, sa sœur, couvrirent son visage et ses mains de baisers et de larmes ; puis ils se retirèrent, laissant les religieuses commencer auprès de sa dépouille mortelle les prières que prescrit la règle et qui ne s'interrompent pas un seul instant jusqu'à la fin de l'enterrement.

C'était le 20 octobre 1868, à neuf heures du soir. Sabine avait passé sur la terre trente-neuî ans, sept mois et huit jours.

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