‹ Sabine de Ségur, en religion sur Jeanne-FrançoiseChapitre 106 sur 116 · CHAPITRE DIXIEME ET DERNIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIEME ET DERNIER

Les tendres soins que les sœurs de Sabine avaient donnés à sa maladie et à ses derniers moments, elles les prodiguèrent à sa dépouille mortelle. On la revêtit de ses habits de religieuse, on lui mit sur la tête une couronne de roses blanches, et, après l'avoir veillée toute la nuit, on la descendit dans le chœur, en présence de celui qu'elle avait si souvent adoré en ce lieu, et qu'el.'o contemplait maintenant face à face dans son éternité. Les larmes et les prières ne cessèrent de tomber autour d'elle et sur elle, jusqu'au moment où, les cérémonies de l'Eglise étant accomplies, son corps fut emporté hors de ce cloître bien-aimé que son âme venait de quitter pour le Paradis.

Comme elle l'avait dit quelques semaines auparavant à l'une de ses compagnes, elle était une belle morte. Le sourire naïf et vraiment séraphique,qui, de son vivant, illuminait son visage,

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