‹ Sabine de Ségur, en religion sur Jeanne-FrançoiseChapitre 25 sur 116 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Peu d'existences furent plus actives et mieux remplies que celle de Sabine après son retour de Rome. Depuis son mariage, sa sœur jumelle habitait le plus souvent la Bretagne où elle finit par se fixer tout à fait. Sabine, que ses parents laissaient libre d'aller et de venir comme si elle eût été mariée, ne se servait de cette liberté que pour multiplier ses dévouements. Elle partageait son temps entre la Bretagne, la Normandie et Paris, et partout les pauvres, après Dieu, avaient la meilleure part de ses journées. Elle faisait de longues visites au Seigneur dans l'humble église du village où il réside en la nudité du sanctuaire, et dans les misérables chaumières où il ha bite en la personne des malheureux.

Les pauvres de Bretagne apprirent bien vite à la connaître et à l'aimer. Quant à ceux des Nouettes, ils la connaissaient d'enfance, ils l>.vaient vue naître et grandir, ils avaient vu croître, avec ses années, ses vertus, sa bonté, sa charité

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