CHAPITRE SEPTIÈME
d'abord, et après je vous promets que vous croirez et que le jour de votre communion sera le plus beau de votre vie. Je prie de toute mon âme pour vous, priez aussi vous-même ann 'e donner cette consolation à vos vrais amis et surtout à celle qui est vraiment votre sœur en Jésus- Christ.
> Sœur Jeanne-Françoise de Ségur. »
Celui auquel s'adressait ce brûlant et suprême appel à la pénitence et à l'amour de Dieu, l'entendit enfin, heureusement pour le salut de son âme. A l'avertissement qu'il lui envoyait par la voix de sa fidèle amie, Dieu joignit l'avertissement de la maladie. Le vieil artiste sentant sa santé décliner rapidement, accueillit enfin l'hôte divin qu'il avait si longtemps repoussé: il se confessa, reçut à plusieurs reprises le corps sacré de Jésus-Christ ; et bien lui en prit, car la mort vint le surprendre, comme ma sœur le lui avait fait entrevoir. Un matin, on le trouva étendu sans vie sur le plancher de sa chambre. Il avait voulu se lever pour appeler du secours et n'en avait pas va. le temps. Sabine, qui ne lui survécut que peu de mois, apprit sa mort avec peine
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mais avec espérance ; elle put se dire que cette âme avait trouvé grâce devant le Divin Juge et que c'étaient sans doute ses prières et ses instances qui avaient assuré le salut de son cher et vieux maître. C'est ainsi qu'elle aimait, qu'elle poursuivait et qu'elle sauvait les âmes.