‹ Sacralisation de la 1re Vertèbre LombaireChapitre 13 sur 15 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement ne peut être unique puisqu'il y a de multiples degrés de sacralisation. Il doit être en rapport avec l'intensité des douleurs et des troubles associés.

Le traitement médical ne donre que peu de résultats, 11. convient cependant aux cas légers dans lesquels on tentera le repos au lit dans le décubitus dorsal, le massage, la révulsion, la physiothérapie, les bains de lumière (Bertolotti, Rossi), la radiothérapie (Richards). ;

Dans les cas sérieux, il faut recourir au {raîitement chirurgical qui consiste en la résection de l’apophyse transverse. | |

Ses rapports anatomiques ont été bien précisés par Mauclaire et l’opération a été bien réglée par cet auteur et par Werthemier. |

Le malade est placé en décubitus ventral sur un coussin dur et rond correspondent à la région sous-ombilicale, de facon à faire bomber fortement la région lombaire.

L’incision longue de 10 à 12 centimètres, part de l’épine iliaque postéro-supérieure et monte obliquement jusqu’à deux travers de doigt de la ligne médiane; là elle se rectifie et chemine parallèlement à cette dernière. Elle intéresse l’aponévrose lombaire, les fibres internes du grand dorsal, la masse sacro-lombaire et. quelques fibres du crand fessier. 5 :

ST ae

En creusant dans la masse sacro-lombaire, on arrive sur l’apophyse transverse de la cinquième lombaire qu’on peut reconnaître dans toute son étendue.

On. la dénude alors en évitant avec soin toute échappée dans la profondeur en raison de l'importance des trones nerveux qui cheminent en avant d'elle; ce sont l’origine du trone lombo-sacré et particulièrement l’anastomose qui unit à ce tronc la quatrième racine lombaire. Pour éviter la blessure de ces nerfs, on glisse sous l’apophyse un protecteur et on la sectionne à sa base avec le cisean et le maillet. La plaie est ensuite réunie.

Résultats du traitement. — Bertolotti et Rossi, partisans de la théorie nerveuse, préfèrent recourir au traitement médical: repos, physiothérapie, courants continus. Le soulagement qu’ils obtiennent leur paraît suffisant.

Richards préfère s’en tenir à la radiothérapie. L. Martin et Brocca ont eu un beau succès par cette thérapeutique. à

Les partisans de la théorie mécanique préfèrent recourir au traitement chirurgical, et Adams, Goldthwait, Kileinsechmidt, Nové-Josserand, Mauclaire, ont pratiqué la résection de l’apophyse transverse.

Les résultats ne sont pas très satisfaisants, car les ob- SeTvations parlent d'amélioration et non de guérison.

Les douleurs sont diminuées mais ne disparaissent pas à complètement ; les troubles nerveux, s'ils existent, sont longs à s ’amender-. |

Ce que nous avons dit de la complexité de certaines malformations, l'hypothèse d’une malformation médul- Jaire concomitante prouvée par la coexistence fréquente d’un spina bifida, expliquent les échecs de la thérapeutique.

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