‹ SadyaChapitre 12 sur 16 · V. — Verbes · texte numérisé non relu

V. — Verbes

lo Dans les dialectes où sont écrits le Lay d'Aristote et Les trois Boçus, la seule différence importante avec le français actuel se présente pour l'imparfait, qui se formait pour les verbes non auxiliaires en oie, oies, oit, ions, iez, oient, et pour le conditionnel, qui intercale un v avant ces terminaisons.

Ex. Quar se je mesler m'en voloie

Assez tôt m'esprendre i porroie.

2° La lre personne de l'indicatif présent et du passé défini, qui prend fréquemment un s dans le français actuel, n'en prenait alors jamais : je voi, j'ouvri.

La 2« personne du passé défini était, en général — à tort, du reste — écrite sans / final : il ouvri.

3° On n'employait pas le pronom personnel quand il iie pouvait y avoir de doute sur le sujet, soit par suite de la terminaison du verbe, soit par le contexte.

Exemple :

Comment! Si [Ainsi] m'i mettroie donques? Non feroie.

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