Poirmeur. Bulletin de la Société géot. de Fr., I. c
4. A l'élude au laboratoire de géologie d'Alger. 1/attribution faite par M. Fieheur ne comporte aucune espèce de doute. Très belles hullres de Lisbonne en très grand nombre.
mètres d'épaisseur peut-être, a Ben Zireg une dizaine ; on constate partout, sans conteste, quelle repose directement sur le substratum
carboniférien. Les grès albiens (à dragées et à bois silicifiés) sont encore représentés dans le Grouz, Us disparaissent complètement à partir de Ben Zireg.
La transgression cénomanienne est évidente, au sud du Grouz elle a déposé sur le substratum primaire une simple pellicule, un placage secondaire. (Voir appendice XI.)
Plis hercyniens. — Je
crois pouvoir essayer une exposition tectonique; quelques traits généraux en tout cas apparaissent bien nets.
Les couches primaires sont affectées de vieux plissements, qu'on peut appeler hercyniens; à Ben Zireg les strates carbonifériennes sont redressées verticalement, et dessinent un anticlinal fermé ù l'ouest; sur ce pli arasé, le Cénomanien repose parfaitement horizontal \ La relation est la même au poste de Colomb-Béchar et à Kenatsa. U y avait donc des plis primaires arasés avant le dépôt du Cénomanien. (Voir fig. 20, 30, 31 et 32.)
1. Voir un croquis des environs de Ben Zire^dnns les cahiers du Service iréoflrraphique de l'Armée, n" 21, 1!>04.
LA ZOUSFANA 145
La vallée de la Zousfana de Ksar el Azoudj à Tar'it est une grande boutonnière anticlinale, autour de laquelle les affleurements primaires dessinent des auréoles concentriques de plus en plus jeunes. Ce pli est orienté nord-est- sud-ouest, ce qui est une direction notablement aberrante de celle des plis atliques.
Dans la partie nord-est du Mezarif, où le pli est un synclinal fermé au sud-ouest, les strates calcaires profondément déchaussées par l'érosion, se dressent en murailles demi-circulaires concentriques, toutes rasées régulièrement à la même hauteur. Évidemment un tronçon de pénéplaine exhaussée, et disséquée par l'érosion.
L'extrémité fermée du synclinal touche à une faille au delà de laquelle apparaît l'extrémité également fermée d'un anticlinal, également arasé.
La faille se constate directement, puisqu'elle ramène en surface une bande de grès dévoniens, mais elle ne se traduit dans l'orographie actuelle par aucune dénivellation, elle est donc fort ancienne, constitutive de la pénéplaine.
Si on prolonge par la pensée cette ligne de faille, elle passe entre l'extrémité fermée à l'ouest de l'anticlinal de Ben Zireg, et l'extrémité fermée à l'est du synclinal du Béchar. Il court donc là, dans une direction à peu près nord-sud, un accident, un décrochement, j'imagine, à la rencontre duquel les plis se ferment et se relaient 1 . L'accident et les plis sont évidemment contemporains, cela forme un ensemble, et comme l'Age hercynien est prouvé pour certaines parties il Test pour le tout.
Je ne sais quelle part faire aux plis hercyniens dans l'allure très particulière du djebel Moumen. Il a un sommet rectiligne et que de de loin on jugerait tabulaire; en réalité il est couronné par une feuille de calcaire pliée en synclinal très aigu dans le sens de la longueur. (Cf. fig. 31.)
Plis atliques. — C'est naturellement la surrection de l'Atlas qui a rajeuni le relief hercynien.
L'énergie des plissements atliques varie de part et d'autre d'une ligne de faille très apparente. A Bou-Kaïs elle est jalonnée de pointements éruptifs (ophite?), elle passe au nord du dj. Orred, entre le dj. Orred et l'Antar (PL XX), enfin au sud de l'Antar. Elle sectionne en falaises brusques et fraîches les calcaires dinantiens de l'Orred ; au pied de l'Antar elle a affecté les calcaires cénomaniens, qui sont
1. Cf. If transparent de la carte hors texte (Esquisse géologique.... du Bechar).
SANAMA ALGÉRIEN. 10
SAHARA ALGÉRI3N
vivement redressés au nord, et parfaitement horizontaux au sud. Il
faut donc qu'elle soit post-cénomanienne.
Au nord de cette ligne sont les montagnes géantes, le Grouz et l'Antar (près de 2 000 m.).
Tout ce qu'on peut affirmer ici du Grouz, au point de vue géologique, c'est qu'il se termine I £ au sud par un pli couché ; je puis l'affirmer
«5 en m'appuyant sur l'autorité de M. Ficheur, pro-
fesseur de géologie à l'École des sciences d'Alger; il a constaté auprès de
Beni Ounif, aux djebels lias et Zenaga que les calcaires jurassiques reposent sur les grès albiens \ Le pli couché est bien net aussi auprès de Bou Aïech; on y voit une feuille calcaire repliée sur elle-même et coinçant dans le synclinal des schistes indéterminés.
Le dj. Antar est de structure plus simple, mais analogue.
Cette montagne est constituée tout entière par un pli déversé au sud. (Cf. fig. 31 et 32.) Sur sa face occidentale, non loin de Sidi Dahar, dans une large déchirure, on a sous les yeux une magnifique coupe géologique; on y voit les argiles dévoniennes coincées au cœur du pli; le calcaire carbonifère les recouvre en plaques horizontales puissantes qui constituent le sommet de la montagne (voir pl. XX, phot. 40), puis sur la face sud, dominant Ben