I. Voyez ci-dessus, page
est de la slatioa de Domar^ et c'est d'une simple dépressioa de ses flancs ouest que part Tenneri qui porte ce dernier nom ; i oasis borkouane de Tiggi en est à trois ou quatre journées au sud. Du Koussi, la chaîne tibestienne va s*amoindrissant peu à peu, dans la direction de Test-sud-est, jusqu'au 21' degré de longitude, qu'elle atteint au sud de Wanjanga. Entre elle et les localités de cepays, là distance parait être d'environ six jours de marche, et, dans l'intervalle, au milieu du parcours à peu près, se trouve le district rocheux de Gouro. Jin est à quatre jours et demi au sudouest de ce dernier point.
Koufara, l'ancienne possession desTedàs, située à quinze journées au nord-est du Tibesti, est séparée de lui par un immense espace désert, où se trouve le groupe d'oasis fezzanaises de Wau. Le chemin est bien connu des gens du Tou, car c'est dans une de ces oasis que réside leur autorité spirituelle, un missionnaire Senousi *, auprès duquel ils se rendent souvent en pèlerinage. Koufara elle-même est le siège d'un institut de la confrérie [Zdwia).
Bardai, le centre principal de population du val du même nom et de tout le Tibesti nord-est, est situé, autant que j'ai pu m'en assurer^ à peu près au milieu de son enneri, qui peut avoir, du sud-est au nord-ouest, une longueur de quatre journées environ. Des chemins qui conduisent de là aux autres dépressions tibestiennes ou à Wanjanga, je ne sais rien de certain. J'incline à croire que le chef-lieu susnommé se trouve à peu près par 20",40 de latitude nord et 17*^,20' de longitude ouest, et que le reste delà vallée se prolonge environ jusqu'à l'endroit où le 17* degré de longitude est coupé par le 21* parallèle. Le point initial en doit être sans doute cherché au 20*" degré de latitude^ entre les 18* et 19' degrés de longitude, à mille mètres environ au-dessus du niveau de la mer, puisque Bardai, qui est déjà à quelques journées de marche en aval, est encore à l'altitude de huit cent trente mètres. N'y a-t-il là qu'un relèvement partiel de terrain, comme je le conjecturai à Bardai même, d'après la désignation locale d'emi Dousso, que porte le site, ou y faut-il voir un prolongement lointain de Temi Roussi, situé à quatre journées environ plus au sud? Là' dessus je ne saurais me prononcer. A en croire toutefois mon Borkouan, du mont précité se détacherait une chaîne, appelée le Goummer, qui, courant vers le nord, donnerait naissance au Bardai.