Voyex ci-dessus
aux monts Koussi se itouyeVArtemisia herba-alba, en arabe Schiah, en tedâ Odosir.
En fait d*arbustes plus relevés, on rencontre le tamarisc [Dôso], la Suœda (Seger), la Leptadenia pyrotechnica {Kizzeji\ le Siwâk (Salvadora persica) ; etc. Comme arbres, en dehors de Tacacia sajal et du karad ou Acacia nilotica^ on remarque encore deux autres acacias, VEdderî et YHerê^ qu'on utilise pour le tannage, et la Serrah déjà nommée {Sfâsrua), L'hyphène [Hyphsene thebalca] et le savonnier {Balaniies œgyptiaca) atteignent sous ce méridien leur limite nord.
Dans les vallées où la culture jardinière est possible, il y a aussi quelque peu de céréales (Bedê en est le nom générique), blé, sorgho, etc. ; puis des fèves, des concombres, des melons, des pastèques, des courges, du souchet comestible, du coton; mais ce qui prouve la rareté de ces produits^ c'est que la plupart ne sont connus que sous des désignations empruntées à la langue kanouri (Soudan). Du dattier et de son rôle prépondérant, je n'ai plus rien à dire. Quant au grenadier, au figuier et à la vigne, qui se rencontrent encore çà et là dans les jardins du Fezzan, les Tibestiens ne les cultivent pas.
La faune locale nous offre, en fait d'animaux domestiques, le chameau S le mouton*, l'âne ^, le chien* et la poule*.
Le chameau tedâ, variété du sud, diffère sensiblement de son frère du nord, qui constitue ce qu'on pourrait appeler l'espèce arabe. Ce dernier, avec sa membrure relativement courte, trapue, son corps plus lourd, sa tête et son cou plus épais et moins relevés, sa toison velue, semble surtout prédestiné par la nature au rôle de bête de somme. Le chameau touareg, tedâ ou baelé*, au contraire, plus haut sur jambes, plus élancé, avec une toison courte et lisse, porte son cou plus fin et sa tête plus menue avec une sorte de légèreté, et, par l'ensemble de sa structure, il paraît plutôt fait pour la vélocité de locomotion que pour le transport de lourds fardeaux. J'ai déjà dit avec quelle sûreté merveilleuse de pied ces animaux, parfaitement dressés, escaladent les monts de leur pays. Impossible à ceux du nord de les suivre sur un sol accidenté et rocheux. En revanche, ceux-ci sont généralement plus forts, ei^ en