‹ Sahara et Soudan:Chapitre 67 sur 111 · LES STATIONS DU TORO · texte numérisé non relu

LES STATIONS DU TORO

oa appelle rensemble de dépressions qui se continuent de là jusqu'à Tangour, point où finit le Bahar el-Ghazâl et où s'amorce, au sud du Borkou, la fertile et riante vallée de Djourab. La faune, en cet endroit, commençait à être plus abondante ; un renard du déscrl [Fene/i) et un guépard [Fahad) furent tués par nos gens ; des algazelles [Oryx lencoryx) et des lièvres se montrèrent aussi. Les antilopes particulièrement y étaient si grosses, qu'au moment le plus chaud de la journée, elles avaient à peine la force de se mouvoir et que souvent même il suffisait d'un petit galop de chasse pour les attraper. Quant à Talgazelle, les Arabes de là-bas la nomment Rali-ar el-Wahschi, ou encore Bon Rakaba, c'est-à-dire Père au

Fenek.

COU, tant à cause de la teinte rouille de son cou, qui tranche nettement sur un corps blanc-jaunâtre, que des mille appropriations auxquelles se prête son cuir cervical, lequel est si dur et si résistant, qu'on en confectionne des sandales ou des, semelles sans pareilles, et qu'on la cloue même en manière de ferrure (j'en ai fait personnellement l'expérience) au sabot des chevaux.

A la station d'Oudounga, mon chameau blanc, qui n'en pouvait plus à son tour, dut êlre débarrassé de sa charge; comme, malgré cela, il refusa de boire, ce qui est toujours un symptôme fâcheux, je vis bien qu'il avait peu de chance d'en revenir. 11 ne put, en effet, se remettre en marche quand nous abandonnâmes le campement, et force me fut de le laisser sur la place, faute de temps pour l'abattre et le dépecer.

Page 1